I comme itinéraire de René Marteau et de Renée Aminot, période 1

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Dans cet article en trois parties, itinéraire de vie de René, second enfant et premier fils de Mathurin Marteau et Marie Jeanne Tessier, les donateurs de l’acte de 1859. Itinéraire particulier d’un fils de cultivateur du village de Louin qui, avec sa femme, quitte sa terre et le son village, exerce des métiers de domestique dans les petites villes limitrophes avant de s’éloigner encore plus, à Loudun, 30 km, où leur fille se marie avec un clerc de notaire.

Nous reprenons aux 30 ans de René Marteau. Pour les périodes précédentes, article E puis article G.

J’ai choisi de raconter l’histoire de ce couple telle qu’elle est restée dans la mémoire familiale, recueillie cet été auprès d’un de leurs descendants, qui s’appuie je crois sur les mémoires de son père né en 1903 ; et de faire dialoguer la mémoire avec les sources à ma disposition, archives publiques et copies privées. Ceci est un état des recherches au moment où j’écris et a matière à évoluer.

Période 1. 1850-1865 mariage, enfant. Airvault, Saint Loup

(mémoire)

René Marteau est d’abord cocher au château de Saint-Loup, puis employé à Airvault – chez le notaire Roy qui emploie aussi sa femme Renée Aminot. René Marteau a connu Renée Aminot à Saint-Loup où elle faisait probablement des « journées ». Le notaire a renommé Renée « Ernestine » pour éviter la confusion avec son mari.

Le notaire Roy est veuf ou célibataire. Il devient le parrain de l’enfant du couple, Eugénie, née en 1852. Il la dote d’un « Patis Grolleau à Boussais » (acte de 1854 – que je n’ai pas)

Renée et René vivent à Airvault mais reviennent souvent à Louin à pied, en passant par « le chemin de la Rochelle », avec leur fille Eugénie. Pour que Eugénie se rappelle le nom du chemin, ils lui font croire que la chouette qui hulule hou hou sur leur passage prononce à répétition le nom du chemin.

(sources d’archives)

1850, mariage à Airvault (acte d’Etat civil, AD 79). Lui est cultivateur et demeure dans le bourg de Louin. elle est domestique à Airvault. Trois des quatre témoins demeurent à Airvault, cordonnier, boulanger, tisserand (voir article G)

En 1852 à la naissance d’Eugénie à Airvault (acte d’Etat civil, AD 79). Renée Aminot est dite « sans profession », René Marteau est dit domestique à Airvault.

En 1859, Acte de donation partage (copie partielle, archives familiales). Dans les comparants « Le sieur René MARTEAU, cocher, demeurant au château en la ville de Saint Loup« 

(dissonances archives – mémoires)

A ce stade, il semble que la mémoire et les actes ont une vision différente de la chronologie des métiers de René Marteau. Pour la mémoire, il était cocher à Saint-Loup, y a rencontré sa femme qui travaillait comme domestique à Airvault ; les archives disponibles le disent cultivateur à Louin jusqu’à son mariage, puis domestique à Airvault 1852 (naissance de sa fille), puis cocher au château de Saint-Loup en 1859.

On aimerait en savoir plus. La mémoire peut s’embrouiller, les archives peuvent donner des visions faussées de la réalité. Il n’y a hélas pas de recensements de population à cette période à Airvault ni à Saint-Loup.

Néanmoins, j’ai recherché ce que disent les archives sur le notaire Roy, celui que la mémoire dit employeur du couple et parrain de leur fille.

(le notaire Roy)

Il y a un eu un notaire Auguste Roy à Airvault, actif au moins entre 1839 et 1847 (recherche sur le site des AD 79). On a aussi un décès, le 28 novembre, 1855 d’un Auguste Roy, ancien notaire, célibataire, 45 ans, né à Boussais.

Si Auguste Roy est bien la bonne personne, employeur et parrain, on pourrait avoir cette chronologie : René Marteau et Renée Aminot sont employés par le notaire (mémoire), le notaire devient parrain de leur fille Eugénie (1852, mémoire, vérifiable si on trouve les actes paroissiaux), le notaire dote Eugénie (1854, vérifiable si on met la main sur l’acte qui doit être dans la famille), le notaire décède (1855, état civil, reste à confirmer que c’est la bonne personne), René Marteau prend le job de cocher au château de Saint-Loup. Cela se tiendrait.

Pour la suite de l’itinéraire, rendez-vous à l’article L comme Loudun, période 2 de l’itinéraire de René Marteau et Renée Aminot.


Image d’en-tête : Saint-Loup-sur-Thouet [auj. Saint-Loup-Lamairé]. Le château et le pont-levis. Construit à la fin du XVIème siècle par Henri Ier d’Escoubeau, cardinal de Sourdis, abbé commanditaire d’Airvault, seigneur de Maillezais, pour un membre de la famille Gouffier, laquelle possédait alors la baronnie de Saint-Loup. – [S.l.] : Édition Fievet-Gautreau, [s.d.]. – 1 impression photomécanique sur papier (carte postale), noir et blanc ; 9 × 14 cm (image). Date [1890]-[1950]

Cote 40 FI 561, AD 79

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