J comme Jean Sauvageau, le mari qui autorise

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Faisons connaissance avec Jean Sauvageau

Jean Sauvageau nous intéresse car il s’est marié à Marie Marteau, un des trois enfants au bénéfice de qui Mathurin Marteau et Jeanne Tessier effectuent la donation partage de 1859 (ici). D’ailleurs ça m’énerve car la femme est autorisée de son mari, agit avec l’autorisation de son mari. Faut pas s’énerver mais ça m’énerve.

« Le sieur Jean SAUVAGEAU, cultivateur et Marie MARTEAU, de lui autorisée demeurant ensemble au bourg et commune de LOUIN « 

« … ce qui est accepté par le dit sieur René MARTEAU, par la femme SAUVAGEAU avec l’autorisation de son mari« 

Mariage

Jean Sauvageau et Marie Marteau se marient à Louin le 11 juillet 1848. Lui 27 ans, elle 23 ans. Il est domestique, demeurant à Airvault, fils de Pierre Sauvageau, cultivateur à Louin, 68 ans, et de Marie Baranger, décédée à Louin le 13 mai 1848 – donc deux mois avant ce mariage.

Elle est fille de Mathurin Marteau et Jeanne Tessier, orthographié Texier, 53 ans chacun, mais eux on les connaît déjà, voir article D, F et G.

Témoins : Louis POINOT, masson (orthographié ainsi), Louin, ami de l’époux ; Louis FAVREAU, 30 ans, cultivateur, Louin, beau-frère de l’époux ; René MARTEAU, 28 ans, cultivateur, Louin, frère de l’épouse ; François SAUVAGEAU, 42 ans, cultivateur, Louin, ami de l’épouse. Signent : Jean Sauvageau, Favreau, Poinot, Martin [Pierre Martin, maire]

Signature de Jean Sauvageau en 1848

Des actes notariés

Je sais par ailleurs qu’il existe une donation partage du 23 juin 1848 de Pierre Sauvageau, le père, vers ses 7 enfants (dont Jean Sauvageau, forcément). Je n’ai pas encore ce document.

Je sais aussi, par un acte de 1836, que la famille de Marie Marteau et un certain François Sauvageau devaient être voisins proches. En effet, l’acte de 1836 concerne un puits construit sur le terrain de François Sauvageau. Le hic, c’est que je n’ai pas encore identifié qui est François Sauvageau par rapport à Jean, celui qui nous occupe.

Fille unique

La fille unique de Jean Sauvageau et Marie Marteau nait le le 21 septembre 1849. Elle est prénommée Marie Germanie. J’ai parlé du prénom Germanie dans un article précédent. Le patronyme Sauvageau est orthographié SAUVAGEAUX avec un X. Témoins Pierre Sauvageaux, cultivateur, 69 ans, grand-père de l’enfant ; et Louis FAVREAUX, cultivateur, 31 ans.

Mariage de la fille unique

Marie Germanie Sauvageau grandit, pas de frère et sœur, elle a 10 ans lors de la donation partage dont bénéficie sa mère autorisée par son mari, comme noté au-dessus. A 18 ans, elle se marie. 26 novembre 1867. Elle se marie à Louin. Toutes mes histoires se passent à Louin. Quand on sort de Louin, je vous préviens.

… Elle se marie avec qui ?

… vous souvenez-vous des schémas où il y avait plein de jeunes célibataires que j’avais très envie de marier ? Vous souvenez-vous de la famille Poirault, celle de Marie Magdeleine qui a épousé Philippe Frugier, d’Elisabeth qui a épousé Augustin Marteau – lequel n’est autre que l’oncle de Marie Germanie Sauvageau, vu qu’il est le petit frère de Marie Marteau.

Bref, Marie Magdeleine et Elisabeth Poirault ont un petit frère Louis Philippe, Louis de son prénom d’usage. Le petit frère a 27 ans et c’est lui qui épouse Marie Germanie Sauvageau, devenant par là le mari de la nièce de son beau-frère. Et voilà le schéma, les nouveaux mariés sont en vert.

Epilogue

1872, on est 5 ans après le mariage, le recensement indique que Louis Poirault et Marie Sauvageau vivent sous le toit des parents Jean Sauvageau et Marie Marteau, 51 ans et 46 ans, dans le bourg de Louin. Pas d’enfants, et de fait ils n’en auront pas et ne laisseront pas d’héritiers (source : succession 1906)

Recensement 1872, Louin, dans le bourg, vue 4. AD 79 / Filae

Marie Marteau et Jean Sauvageau, puis Marie Germanie Sauvageau, ont hérité d’un tiers des biens de Mathurin Marteau et Jeanne Tessier, en vertu de l’acte de donation partage de 1859 (). En l’absence d’héritier, la maison faisant partie de la part de Marie Marteau reviendra à une autre branche, celle d’Eugénie Marteau, la fille de René Marteau et Renée Aminot dont il a été question dans les articles I puis L et N. Source : descendants.

Un avis sur « J comme Jean Sauvageau, le mari qui autorise »

  1. « de lui autorisée » et « avec l’autorisation », ce sont des expressions « importantes » pour illustrer la société du XIXe, et la situation des femmes…

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