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B pour Borosky, c’est polonais

Alphonsine Alexandrine Borosky, née en 1858 en Seine-et-Marne. Mais Borosky, c’est polonais. Cela lui vient de son père qui le tient de son père qui lui, est arrivé de Pologne dans l’armée de Napoléon. Je vous fais un dessin et je vous explique.

Les parents polonais

On commence par les parents du soldat polonais. Ils s’appelleraient Paul Borosky et Chaterrine (Catherine) Charpin. Je mets un gros conditionnel, car je ne les connais que par une source peu fiable.

Le soldat de Napoléon

Le soldat polonais se nomme François Paul Borosky, en tous cas c’est ce que raconte l’Etat civil d’un village de l’Aisne lors de son mariage, en 1817. Né à Cracovie, Pologne, 20 février 1790. Il y est dit « ex-militaire du 6ème régiment de lanciers de la jeune garde ».

L’état des recherches

Par conséquent, si on devait faire des recherches en Pologne, cela commencerait par cette naissance à Cracovie. Cela dit, cet acte de mariage établi à 1500 km de Cracovie, en contexte de guerre, concernant un soldat polonais qui ne signait pas, parlait-il seulement le français?

Autre possibilité de recherche, les registres militaires, archives des armées, largement en ligne sur le site Mémoire des hommes, la sous-série 21YC, et en cours d’indexation collaborative par le projet Matricules Napoléoniens de Généanet auquel je participe modestement.

Un dernier angle de recherche : j’ai mis la main sur un soldat polonais qui s’est établi en France après les guerres napoléoniennes. Est-ce un cas unique? Non. Quels sont les parcours et les devenirs des autres dans son cas?

Un travail de généalogie a été réalisé par Laurent Kokanosky. Je l’ai aidé à un moment donné. Voir son site internet sur Les polonais de Napoléon. De temps en temps, des personnes concernées par ces parcours le contactent, ou me contactent, mais je crains bien que nous n’ayons ni l’un ni l’autre que peu le loisir de nous replonger dans le sujet.

Laurent Kokanosky a écrit un article Les Polonais de Napoléon dans l’Oise (1814-1825) paru dans s la revue de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Valois (Histoires du Valois, « Les Polonais de Napoléon dans l’Oise », numéro 3, 2014).

Le fils du soldat polonais

Le fils du soldat polonais, Alexandre François Borosky. Lui est né en 1818 à Lesges, commune de mariage de ses parents, dans l’Aisne. Son père est donc l’ex soldat polonais, sa mère se nomme Marie Jeanne Loiseau. Marie Jeanne Loiseau, vie longue et quelque peu mouvementée, descendante de tuiliers, je vous en reparlerai un jour.

En 1839, 21 ans, Alexandre François Borosky épouse une fille du coin, Marie Joséphine Victoire HAUET, descendante de bergers. Longévité et vie mouvementée elle aussi. Entre temps, le soldat polonais a disparu des radars. Personne ne sait où il est. Perso, je n’en ai aucune trace après 1818 et pas grand espoir d’en retrouver, sauf immense coup de bol. A peu près tout le monde est manouvrier, on est en milieu très modeste.

Le couple Alex François Borosky et Joséphine Hauet ont d’abord des enfants à Lesges, dans l’Aisne, puis ils quittent le village et s’installent à Ocquerre, en Seine-et-Marne. Cela a lieu quelque part entre 1846 et 1855. Il s’agit d’une migration d’une cinquantaine de kilomètres. Elle concerne la famille élargie : ils emmènent grand-mère Marie Jeanne Loiseau, et y marient une sœur de Joséphine Hauet. Je n’ai pas vraiment trouvé la logique de cette migration : pourquoi cette destination, pourquoi à ce moment au milieu du XIXè siècle ? Je vous mets une carte.

Geoportail / IGN. Lesges (02), Ocquerre (77), Paris

Alexandre François Boroksy, fils du soldat polonais, meurt à l’hospice de Meaux le 11 octobre 1864. François Boroski (sic), 48 ans, manouvrier demeurant à Ocquerre, né à Lesges, époux de Joséphine Hohouet (sic, mais ça nous indique la prononciation de Hauet – Hauët), nom du père et de la mère laissés blancs. Il a dû mourir loin de sa famille et je trouve ça super triste.

Alphonsine Alexandrine Borosky

C’est d’elle dont il est question dans cette série d’articles, on y arrive. C’est donc la fille du fils de soldat polonais. Son 2ème prénom, Alexandrine, est aussi le 1er prénom de son père, Alexandre. Elle est née après l’établissement à Ocquerre, vous avez la carte. Dans le prochain article, je vous explique comment je suis venue à m’intéresser à elle (Curiosité), je plante le décor (Décor), et je vous raconte ce que je sais de son enfance (Enfance)

Image : signature d’Alphonsine Alexandrine Borosky en 1921, à 73 ans. Crosne (Essonne), mariage de son fils Emile Laplaiche (et oui j’ai détouré la signature comme j’ai pu)

image: https://www.drapeauxunic.fr/drapeaux-pays-d-europe/496-drapeau-pologne.html

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