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H pour histoires de couples

Le mariage d’Alphonsine Alexandrine Borosky avec Omer Despré se solde par un divorce.

Mariage en 1876. Le divorce devient possible en France en 1884. Le divorce du couple a prononcé par jugement en 1894 et porté à l’Etat civil en 1898.

Je retrace la chronologie du divorce, telle que reconstituée par les sources d’Etat civil et les recensement. Je n’ai pas consulté les jugements.

Chronologie du divorce Despré-Borosky

Après le mariage en 1876, tout semble se passer normalement, si on regarde les actes de naissance et aussi de décès des enfants. Omer Despré est carrier ou carrier en grès, il vit à Ocquerre avec son épouse. Cela dure au moins 10 ans. En 1886, il est bien encore à Ocquerre (acte de décès d’un enfant, recensement de population)

Omer Despré
1876mariagemanouvrier, 23 ans, Ocquerre
1879N Omercarrier, 25 ans, Ocquerre
1881N Angèlecarrier, 28 ans, Ocquerre
1882N Gastoncarrier en grès, demeure à Ocquerre
1884N Georgescarrier en grès, demeure à Ocquerre avec son épouse
1884D Omer, 5 anscarrier en grès, 31 ans, Ocquerre
1885N Adèlecarrier, 31 ans, domicilié avec son épouse à Ocquerre
1886D Georges 2 anscarrier en grès, 32 ans
1888D Adèle 2 anspas d’information dans l’acte, décès de l’enfant à l’hôpital de Meaux, les déclarants ne sont pas des proches
1891N Claire Amélie38 ans manouvrier sans domicile connu
1894N Lucie et Ursule41 ans, domicile inconnu
Informations sur Omer Despré dans les actes de naissance et décès des enfants d’Alphonsine Borosky
A Ocquerre, sauf D Adèle 1888. N = naissance, D = décès

Il faut croire qu’à un moment ça se gâte. 1887, 1888… En 1889 en 1889 et 1890, la fiche militaire d’Omer Despré nous apprend qu’il a écopé de deux condamnations pour « complicité d’adultère ». Une condamnation d’un mois de prison, une de trois mois de prison et cent francs d’amende.

On se demande ce que cela signifie, complicité d’adultère, je me dis que peut-être l’adultère était un terme réservé aux femmes donc pour l’homme ce serait qualifié de complicité.

En 1891 et 1894, Alphonsine Borosky met au monde des enfants. C’est sa mère, Joséphine Hauet, qui les déclare. A chaque fois, Omer Desprez est dit « sans domicile connu ».

En 1891, sur le recensement d’Ocquerre, c’est aussi Joséphine Hauet qui est « chef de famille ». Le recenseur n’a même pas noté le prénom d’Alphonsine Borosky, il a juste noté « Després, fille » [fille du chef de famille]. Bien sûr, pas d’Omer Desprez.

Bref, divorce d’Alphonsine Borosky et Omer Despré aux torts du mari par jugement du tribunal de Meaux 9 novembre 1894. On note que les jumelles Lucie et Ursule Despré sont nées quelques semaines après ce divorce. Cela ne les a pas empêché de porter le patronyme Despré. Je vois que le jugement de divorce n’a été porté à l’État civil que 15 février 1898.

En fait, nous généalogistes savons qu’en 1896 Omer Desprez vivait à Meaux avec Louise Alexandrine Bonamy. C’est le recensements de population de Meaux, dernière page, rue Nationale, qui a vendu la mèche. Louise Alexandrine Bonamy est pour sa part divorcée de Louis Alexandre Bibront, divorce en 1890, aux torts de l’épouse, pour adultère, et le mari a conservé la garde des trois enfants. Ah, et Alexandrine Bonamy est aussi la sœur de la femme du frère aîné d’Omer Despré, Joseph Despretz.

Bref, des histoires de couples.

Quelques sources

1889-1890. Extrait de la fiche matricule d’Omer DESPRETZ

Classe 1873, n°258, AD Seine-et-Marne

Extrait de la fiche matricule d’Omer DESPRETZ, classe 1873, n°258, AD Seine-et-Marne

Divorce Alphonsine Alexandrine Borosky et Omer Desprez . 1894, transcrit en 1898

Transcription à l’Etat civil d’Ocquerre

L’an 1898, le 15 février à 5 heures du soir, nous maire de la commune d’Ocquerre : vu la signification à nous faite aujourd’hui de la grosse du jugement du tribunal de première instance de Meaux en date du neuf novembre 1894 entre DESPREZ Omer, journalier, demeurant à Meaux, avenue Nationale, d’une part, et Alphonsine Alexandrine BOROSKY, manouvrière, demeurant et autorisée à résider pendant l’instance à Ocquerre, d’autre part.

Le certificat de l’avoué poursuivant constatant que le jugement a été signifié le 27 septembre dernier à Monsieur Omer Desprez, parlant à sa personne, l’attestation du tribunal de première instance de Meaux, constatant, qu’il n’existe contre le jugement, ni opposition, ni appel. Par ces motifs prononce le divorce d’entre les époux Desprez à la requête et au profile de la femme.

Dit que le dispositif du présent jugement sera transcrit sur les registres de l’état civil de la commune d’Ocquerre en marge de l’acte de mariage des époux Desprez. Commet Me COURTIER notaire à Meaux pour procéder sous la surveillance de Monsieur BOURGAREL juge et à son défaut de Monsieur BRAULT, juge suppléant à ce siège, à la liquidation de la communauté d’entre les dits époux pour le cas où la demanderesse accepterait à ladite communauté, et à la liquidation des reprises seulement pour le cas où la dite dame renoncerait à la communauté.

Condamne Desprez à tous les dépens. Commet SAGET  (LAGET?) huissier à Meaux, pour signifier le présent jugement au défendeur.

Ainsi fait, jugé et prononcé en audience civile  et publique du tribunal de première instance de Meaux (Seine et Marne) tenu au Palais de Justice de la dite ville le 19 novembre 1894 où siégeaient : Monsieur LEMARCHAND, Président, Messieurs FOURGEAU et BOURGAREL, juges. En présence de Monsieur FRANçOIS procureur de la république, assisté de Monsieur NEVEUX greffier. En foi de quoi la minute du présent jugement a été signifiée par messieurs le président et le greffier.  Signé Lemarchand et Neveu. En marge: enregistré en Meaux le 16 novembre 1894, blablabla

Divorce Louise Alexandrine BonnamyBibron

Crégy-lès-Meaux, 6E150/4, au 5 décembre 1890

En marge : divorce. Jugement prononcé le 26 juin 1890. BIBRON Alexandre Louis, BONNAMY Louise Alexandrine

D’un jugement de divorce rendu par le tribunal civil de Meaux, le 26 juin 1890, entre les époux Bibron Alexandre Louis et Bonnamy Louise Alexandrine mariés le 29 septembre 1873 nous avons extrait ce qui suit
Par ces motifs:
Prononce le divorce d’entre les époux Bibron à la requête du mari, pour adultère de la femme, ordonne la transcription du dispositif du présent jugement sur les registres courants de l’état civil de la commune de Crégy, dit que mention en est faite en marge de l’acte de mariage des dits époux.

Commet Mr le Président de la chambre des notaires de l’arrondissement pour désigner un de ses membres à l’effet de procéder sous la surveillance de Mr Tourgeaud?), Juge à ce siège à la liquidation de la communauté qui a existé entre lesdits époux Bibron-Bonnamy en cas d’amputation de cette communauté par la femme,

dit que les trois enfants issus du mariage resteront confiés à la garde de leur père, condamne néanmoins la femme Bibron à payer à son mari par mois et d’avance, à partir de ce jour, la somme de 25 francs à titre de pension pour les frais d’entretien des enfants; la condamne en outre à tous les dépens. Transcrit le 5 décembre 1890, midi, par nous Duflocq Alphonse Maire de Crégy

Omer Despré et Alexandrine Bonnamy en ménage

Recensement Meaux, 1896, vue 202

Au n°5, rue Nationale, Omer Despretz, carrier, 43 ans, chef [de famille] et Alexandrine Bonnamy, [je ne lis pas sa profession], femme

Meaux, recensement 1896. Au n°5, rue Nationale, Omer Despretz et Alexandrine Bonnamy,
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