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I pour Il y a d’autres enfants

A l’article G, on a suivi les naissances des premiers enfants d’Alphonsine Borosky, ceux qu’elle a eu avec son premier mari Omer Despré. Cinq enfants, dont 2 ont atteint l’âge adulte : Angèle et Gaston. Les enfants décédés enfants se sont appelés Omer, Georges et Adèle.

Il y en a eu d’autres ensuite, je vous les présente.

Enfants d’Alphonsine Borosky. Vert : enfants ayant le patronyme Despré ou Despretz. Orange : patronyme de son second mari

Claire Amélie Despré (1891)

L’an 1891 le 14 septembre à 9 heures du soir, devant nous FÉRET Alexis, Maire d’Ocquerre, a comparu HUET Joséphine, manouvrière, âgée de 71 ans à Ocquerre [?] laquelle nous présente un enfant du sexe féminin née aujourd’hui à 8 heures du soir de DESPRÉ Omer, 38 ans, manouvrier, sans domicile connu et de BOROSKY Alphonsine, manouvrière, 33 ans, son épouse domiciliée à Ocquerre, quel enfant elle donne les prénoms de Claire Amélie. Fait en présence de LELONG Rustique [!], maréchal, et de LEMORT Aimé, garde champêtre, voisins majeurs à Oquerre qui lecture faite ont signé avec Nous et la déclarante.

Mentions marginales :

Mariée à Lizy-sur-Ourcq le 6 septembre 1919 avec CHÉRON Albert Eugène. Décédée à Meaux le 30 juillet 1961.

Naissance de Claire Amélie Despré à Ocquerre, 14 septembre 1891. AD77

Claire Despré a en fait été mariée une première fois à Albert Ziverec, manifestement ce mariage n’a pas été porté en mention marginale à son acte de naissance. Veuve de guerre avec un enfant, remariée à Albert Chéron, qui était lui même veuf avec vraisemblablement des enfants. Descendance probable. Décès à 68 ans. Tombe avec sa photo à Lizy-sur-Ourcq.

Lucie et Ursule Despré (jumelles, 1894)

Lucie Despré, 24 décembre 1894

L’an 1894, le 24 décembre à midi, devant nous FÉRET Alexis, maire et officier de l’état civil de la commune de Ocquerre est comparu Madame HUET Joséphine, manouvrière, âgée de 74 ans, domiciliée à Ocquerre, laquelle nous a déclaré que BOROSKY Alphonsine, âgée de 36 ans, manouvrière, épouse de DESPRÉ Omer âgé de 46 ans, domicile inconnu, est accouchée d’une enfant du sexe féminin et auquel enfant elle a déclaré donné le prénom de Lucie

Le dit enfant est né jumeau et sorti le premier du sein de sa mère. Dressé en présence de LELONG Rustique, maréchal ferrant et de LAPLAICHE Emile, manouvrier, tous deux majeurs domiciliés à Ocquerre, qui ont signé avec la déclarante et nous, après lecture faite.

En mention marginale: mariage de Lucie Despré le 30 janvier 1922 à Lizy-sur-Ourcq, avec Casimir DUBUS. Descendance possible.

Ursule Despré, 24 décembre 1894

L’acte de naissance d’Ursule Despré ressemble en tous points à celui de sa sœur jumelle, sauf qu’elle est née en second. Mêmes informations, mêmes témoins.

Mentions marginales :

1° mariage à Cocherel le 24 décembre avec Albert Lucien CASTEX ; 2° mariage à Lizy-sur-Ourcq le 24 décembre 1921 avec Lucien VAUDE à Lizy sur Ourcq ; Décès à Lizy-sur-Ourcq le 24 juin 1977.

On note la récurrence des 24 décembre : sa naissance, ses deux mariages. Et son décès un 24 juin. C’est fort quand même. Descendance possible. On a sa photo sur sa tombe Lizy-sur-Ourcq.

Emile Laplaiche (1898)

Je vous en reparle dans de prochaines articles. Mais au fait, avez vous repréré ce patronyme, Laplaiche, quelque part ?

H pour histoires de couples

Le mariage d’Alphonsine Alexandrine Borosky avec Omer Despré se solde par un divorce.

Mariage en 1876. Le divorce devient possible en France en 1884. Le divorce du couple a prononcé par jugement en 1894 et porté à l’Etat civil en 1898.

Je retrace la chronologie du divorce, telle que reconstituée par les sources d’Etat civil et les recensement. Je n’ai pas consulté les jugements.

Chronologie du divorce Despré-Borosky

Après le mariage en 1876, tout semble se passer normalement, si on regarde les actes de naissance et aussi de décès des enfants. Omer Despré est carrier ou carrier en grès, il vit à Ocquerre avec son épouse. Cela dure au moins 10 ans. En 1886, il est bien encore à Ocquerre (acte de décès d’un enfant, recensement de population)

Omer Despré
1876mariagemanouvrier, 23 ans, Ocquerre
1879N Omercarrier, 25 ans, Ocquerre
1881N Angèlecarrier, 28 ans, Ocquerre
1882N Gastoncarrier en grès, demeure à Ocquerre
1884N Georgescarrier en grès, demeure à Ocquerre avec son épouse
1884D Omer, 5 anscarrier en grès, 31 ans, Ocquerre
1885N Adèlecarrier, 31 ans, domicilié avec son épouse à Ocquerre
1886D Georges 2 anscarrier en grès, 32 ans
1888D Adèle 2 anspas d’information dans l’acte, décès de l’enfant à l’hôpital de Meaux, les déclarants ne sont pas des proches
1891N Claire Amélie38 ans manouvrier sans domicile connu
1894N Lucie et Ursule41 ans, domicile inconnu
Informations sur Omer Despré dans les actes de naissance et décès des enfants d’Alphonsine Borosky
A Ocquerre, sauf D Adèle 1888. N = naissance, D = décès

Il faut croire qu’à un moment ça se gâte. 1887, 1888… En 1889 en 1889 et 1890, la fiche militaire d’Omer Despré nous apprend qu’il a écopé de deux condamnations pour « complicité d’adultère ». Une condamnation d’un mois de prison, une de trois mois de prison et cent francs d’amende.

On se demande ce que cela signifie, complicité d’adultère, je me dis que peut-être l’adultère était un terme réservé aux femmes donc pour l’homme ce serait qualifié de complicité.

En 1891 et 1894, Alphonsine Borosky met au monde des enfants. C’est sa mère, Joséphine Hauet, qui les déclare. A chaque fois, Omer Desprez est dit « sans domicile connu ».

En 1891, sur le recensement d’Ocquerre, c’est aussi Joséphine Hauet qui est « chef de famille ». Le recenseur n’a même pas noté le prénom d’Alphonsine Borosky, il a juste noté « Després, fille » [fille du chef de famille]. Bien sûr, pas d’Omer Desprez.

Bref, divorce d’Alphonsine Borosky et Omer Despré aux torts du mari par jugement du tribunal de Meaux 9 novembre 1894. On note que les jumelles Lucie et Ursule Despré sont nées quelques semaines après ce divorce. Cela ne les a pas empêché de porter le patronyme Despré. Je vois que le jugement de divorce n’a été porté à l’État civil que 15 février 1898.

En fait, nous généalogistes savons qu’en 1896 Omer Desprez vivait à Meaux avec Louise Alexandrine Bonamy. C’est le recensements de population de Meaux, dernière page, rue Nationale, qui a vendu la mèche. Louise Alexandrine Bonamy est pour sa part divorcée de Louis Alexandre Bibront, divorce en 1890, aux torts de l’épouse, pour adultère, et le mari a conservé la garde des trois enfants. Ah, et Alexandrine Bonamy est aussi la sœur de la femme du frère aîné d’Omer Despré, Joseph Despretz.

Bref, des histoires de couples.

Quelques sources

1889-1890. Extrait de la fiche matricule d’Omer DESPRETZ

Classe 1873, n°258, AD Seine-et-Marne

Extrait de la fiche matricule d’Omer DESPRETZ, classe 1873, n°258, AD Seine-et-Marne

Divorce Alphonsine Alexandrine Borosky et Omer Desprez . 1894, transcrit en 1898

Transcription à l’Etat civil d’Ocquerre

L’an 1898, le 15 février à 5 heures du soir, nous maire de la commune d’Ocquerre : vu la signification à nous faite aujourd’hui de la grosse du jugement du tribunal de première instance de Meaux en date du neuf novembre 1894 entre DESPREZ Omer, journalier, demeurant à Meaux, avenue Nationale, d’une part, et Alphonsine Alexandrine BOROSKY, manouvrière, demeurant et autorisée à résider pendant l’instance à Ocquerre, d’autre part.

Le certificat de l’avoué poursuivant constatant que le jugement a été signifié le 27 septembre dernier à Monsieur Omer Desprez, parlant à sa personne, l’attestation du tribunal de première instance de Meaux, constatant, qu’il n’existe contre le jugement, ni opposition, ni appel. Par ces motifs prononce le divorce d’entre les époux Desprez à la requête et au profile de la femme.

Dit que le dispositif du présent jugement sera transcrit sur les registres de l’état civil de la commune d’Ocquerre en marge de l’acte de mariage des époux Desprez. Commet Me COURTIER notaire à Meaux pour procéder sous la surveillance de Monsieur BOURGAREL juge et à son défaut de Monsieur BRAULT, juge suppléant à ce siège, à la liquidation de la communauté d’entre les dits époux pour le cas où la demanderesse accepterait à ladite communauté, et à la liquidation des reprises seulement pour le cas où la dite dame renoncerait à la communauté.

Condamne Desprez à tous les dépens. Commet SAGET  (LAGET?) huissier à Meaux, pour signifier le présent jugement au défendeur.

Ainsi fait, jugé et prononcé en audience civile  et publique du tribunal de première instance de Meaux (Seine et Marne) tenu au Palais de Justice de la dite ville le 19 novembre 1894 où siégeaient : Monsieur LEMARCHAND, Président, Messieurs FOURGEAU et BOURGAREL, juges. En présence de Monsieur FRANçOIS procureur de la république, assisté de Monsieur NEVEUX greffier. En foi de quoi la minute du présent jugement a été signifiée par messieurs le président et le greffier.  Signé Lemarchand et Neveu. En marge: enregistré en Meaux le 16 novembre 1894, blablabla

Divorce Louise Alexandrine BonnamyBibron

Crégy-lès-Meaux, 6E150/4, au 5 décembre 1890

En marge : divorce. Jugement prononcé le 26 juin 1890. BIBRON Alexandre Louis, BONNAMY Louise Alexandrine

D’un jugement de divorce rendu par le tribunal civil de Meaux, le 26 juin 1890, entre les époux Bibron Alexandre Louis et Bonnamy Louise Alexandrine mariés le 29 septembre 1873 nous avons extrait ce qui suit
Par ces motifs:
Prononce le divorce d’entre les époux Bibron à la requête du mari, pour adultère de la femme, ordonne la transcription du dispositif du présent jugement sur les registres courants de l’état civil de la commune de Crégy, dit que mention en est faite en marge de l’acte de mariage des dits époux.

Commet Mr le Président de la chambre des notaires de l’arrondissement pour désigner un de ses membres à l’effet de procéder sous la surveillance de Mr Tourgeaud?), Juge à ce siège à la liquidation de la communauté qui a existé entre lesdits époux Bibron-Bonnamy en cas d’amputation de cette communauté par la femme,

dit que les trois enfants issus du mariage resteront confiés à la garde de leur père, condamne néanmoins la femme Bibron à payer à son mari par mois et d’avance, à partir de ce jour, la somme de 25 francs à titre de pension pour les frais d’entretien des enfants; la condamne en outre à tous les dépens. Transcrit le 5 décembre 1890, midi, par nous Duflocq Alphonse Maire de Crégy

Omer Despré et Alexandrine Bonnamy en ménage

Recensement Meaux, 1896, vue 202

Au n°5, rue Nationale, Omer Despretz, carrier, 43 ans, chef [de famille] et Alexandrine Bonnamy, [je ne lis pas sa profession], femme

Meaux, recensement 1896. Au n°5, rue Nationale, Omer Despretz et Alexandrine Bonnamy,

G pour des garçons et des filles. Et du grès.

Alphonsine Alexandrine Borosky, mariée en 1876 avec Omer Despré à 17 ans. Voilà leurs enfants jusqu’en 1885 (après, c’est plus compliqué). Toutes les naissances ont lieu à Ocquerre. En gras, ceux qui ont vécu jusqu’à l’âge adulte et je souligne leur nom d’usage

1. 1879. Omer Despré. Déclaré par son père, profession carrier. Décède à 5 ans

2. 1881. Angèle Victoire Despré. Déclarée par son père, carrier. Mention marginale: mariée à Paris 19ème arrondissement le 26 mars 1914 avec NAVET Paul Armand. Dans les témoins, son oncle Jean Marie Borosky (en fait c’est Julien, ses noms c’est Jean Marie Julien)

En reparlera d’Angèle. En résumé, elle se marie en 1899 à 17 ans, comme sa mère, et le jour même du remariage de sa mère. Je lui trouve au total trois maris : Lesecq, Navet, Jumaux. Tombe à Lizy-sur-Ourcq

3. 1882. Gaston Despré. Vit assez pour se marier et avoir une fille qui a elle-même été mariée et pourrait avoir une descendance (j’ai la trace d’un Edmond Jules Despré). Mort pour la France à 33 ans. Plaque au cimetière de Lizy. 

4. 1884. Georges Despré. Décède à 2 ans au domicile de ses parents à Ocquerre (Georges Despretz)

5. 1885. Adèle Despretz. Orthographié ainsi. Déclarée par le père. Julien Borosky témoin. Décède à 2 ans, à l’hôpital de Meaux (Adèle Desprez, fille de Omer Desprez et Alphonsine Boroski)

Pendant ces dix ans, ce n’est pas que tout allait bien, ça on ne sait pas, et ils ont perdu deux enfants, et manouvrier ou carrier en grès je ne suis pas sûre que ce soit facile facile tous les jours; mais ils vivaient ensemble à Ocquerre. Le tableau présente les professions, âge et domicile de Omer Despré et d’Alphonsine Borosky tels que je les trouve dans les actes d’Etat civil. Et l’orthographe de Despré – Despretz aussi.

1876mariagemanouvrier, 23 ans, Ocquerresans profession, 18 ans, OcquerreDespré
1879N Omercarrier, 25 ans, Ocquerresans profession, 20 ans, demeure avec luiDespré
1881N Angèlecarrier, 28 ans, Ocquerre23 ans, demeure avec luiDespré
1882N Gastoncarrier en grès, demeure à Ocquerre24 ans, sans profession, demeure avec luiDespretz
1884N Georgescarrier en grès, demeure à Ocquerre avec son épousesans profession, 26 ansDespretz
1884D Omer, 5 anscarrier en grès, 31 ans, Ocquerremême lieu, sans profession, 26 ansDespretz
1885N Adèlecarrier, 31 ans, domicilité avec on épouse à Ocquerresans profession, 27 ansDespretz
1886D Georges 2 anscarrier en grès, 32 anssans profession, 28 ans, demeurant avec luiDespretz
Omer Despré et Alphonsine Borosky, professions, âges et domiciles au fil des actes, 1876-1886 (et orthographe du patronyme Despré)

Image : carrière de grès, ailleurs en Ile-de-France (Vallée de Chevreuse – Gif)

Après, ça se gâte. Rendez-vous au prochain article

F pour faire famille (avec Omer)

1876, Alphonsine Borosky se marie tout juste avant ses 18 ans dans son village natal d’Ocquerre. Sa mère est présente, sans profession. Le mari s’appelle Omer Despré, profession manouvrier, 23 ans.

Ocquerre. Entrée du Pays et la Route de Crouy
AD 77 2FI6649

L’orthographe du patronyme Despré est instable, oscille entre DESPRETZ, DEPRÉS, DESPRÉ. Selon l’acte de mariage, Omer Despré est né au Plessis-Placy en Seine-et-Marne, le 13 août 1853. Son père Antoine Joseph Despré est décédé à Ocquerre le 9 décembre 1872. La mère Adèle Demeulan est présente. Je n’ai pas vérifié ces informations.

Les recensement d’Ocquerre m’apprennent que la famille Despré y est arrivée entre 1866 et 1872 est que les parents sont d’origine belge, père né à Lizière. En 1872 ils avaient 6 enfants, de 24 ans à 5 ans : Odilon, Omer, Adèle, Victoire, Fanny et Marthe. Je n’ai pas non plus vérifié ces informations.

Mariage sans contrat, les témoins ont pour patronyme Chéron et Despré. Les liens de parenté ne sont pas précisés, ni les âges. Chéron est un patronyme très fréquent dans la région : Louis et Alphonse, manouvriers, Ocquerre. Les Despré sont Joseph, de Crégy, et Odilon de Lizy, tous deux manouvriers. Odilon Despré est sûrement le frère aîné d’Omer, repéré sur le recensement 1872.

On note une erreur de 10 ans dans la date de décès du père d’Alphonsine Borosky. L’acte de mariage indique 10 octobre 1874. La date réelle est 10 octobre 1864 (acte du 11 octobre, Meaux).

Je me demande pourquoi les deux grands frères d’Alphonsine Borosky ne sont pas témoins. Ils ont 21 ans (Alexandre Eugène) et 30 ans (Jean Marie Julien. Aucun n’est marié à cette date.

[ajout du 07/11/2022] Alexandre Eugène Borosky était sous les drapeaux à cette date. Service auxiliaire à partir de 1875 ou 1876, jusqu’au 1er juillet 1881.

Acte de mariage

5MI8284  Naissances, mariages, décès. ( 1873-1885 ). Ocquerre 77 vue 30-96. Lien (je ne sais pas si c’est un lien permanent)

E pour Enfance, à Ocquerre (77)

28 mai 1858, naissance d’Alphonsine Alexandrine Borosky à Ocquerre, village de Seine-et-Marne, limitrophe de Lizy-sur-Ourcq.

AD 77 2FI6651 

Ocquerre

Ocquerre est près de la rivière Ourcq et du canal de l’Ourcq, qui était déjà construit. Par contre les voies de chemin de fer ne sont pas encore construites. De nos jours, la ligne grande vitesse longe la commune.

Ocquerre. Géoportail

Les parents de AA Borosky ne sont pas d’Ocquerre en Seine-et-Marne mais de Lesges dans l’Aisne, village situé à une cinquantaine de kilomètres.

Lesges, Ocquerre, Paris

Carrières de grès

Milieu pauvre, père manouvrier en 1841 et 1843 à Lesges, puis manouvrier et carrier en grés à Ocquerre. Manouvrier, c’est à dire probablement journalier agricole.

A Ocquerre, il y aurait eu des carrières. Le site Ocquerre.fr indique que « des carrières de grès à pavés sont exploitées en 1900« . La profession de carrier en grès apparait répandue dans un recensement que j’ai examiné, celui de 1846.

Famille

A sa naissance, Alphonsine Alexandrine Borosky a deux frères ainés. Jean Marie Julien (12 ans) et Alexandre Eugène (3 ans). Alexandre est mon ancêtre.

Avant elle, il y a eu deux autres filles qui n’ont pas atteint l’âge adulte : Joséphine Caroline, née le 28 aout 1841 à Lesges et décédée à Ocquerre à l’âge de 8 ans ; et Valérie, née à Lesges le 28 avril 1843 et décédée le lendemain de sa naissance.

Famille Borosky – Hauet 1839 – 1864

L’acte de naissance nous apprend que son père est Alexandre François Borosky, carrier en grès, 41 ans, et sa mère Marie Victorine Joséphine HÜET avec un tréma sur le U. Le patronyme de la mère dans d’autres actes est également orthographié Hauet, voire Ohauet ou Oé. Cette orthographe nous indique vraisemblablement la manière dont le nom est prononcé.

Décès du père

Alphonsine Borosky perd sa grand mère paternelle à l’âge de 4 ans. Marie Jeanne Loiseau, qui vivait avec la famille à ce moment là. Elle perd son père en 1864, elle a donc 6 ans et ses frères ont 9 ans et 18 ans. Son père est décédé à l’hospice de Meaux mais était dit demeurant à Ocquerre. Pourquoi était-il à Meaux ? Malade? Blessé ? Je ne sais pas.

Je sais par les recensements qu’une fois veuve, Josepine Hauet reste à Ocquerre. Elle est notée « chef de famille » et ses 3 enfants composent le foyer. En 1866 l’aîné Julien a 19 ans 1/2 et est manouvrier. En 1872, Julien 26 ans et Alexandre Eugène 17 ans sont tous deux manouvriers. Le premier mariage est celui d’Alphonsine Alexandrine, en 1876. Elle a 17 ans et ce mariage est le sujet du prochain article

Acte

Naissance 1858 Ocquerre. AD77

D pour le décor : Lizy, sur l’Ourcq

Alphonsine Alexandrine Borosky a vécu à Ocquerre et à Lizy-sur-Ourcq, en Seine-et-Marne. Voici quelques éléments du décor, son cadre de vie.

Département de la Seine-et-Marne (77)

Lizy-sur-Ourcq

3780 habitants aujourd’hui, à une heure de Paris en train, il faut d’abord aller à Meaux puis changer en direction de La Ferté-Milon. Sinon en voiture, c’est aussi à une heure de Paris, à une douzaine de km de la sortie La-Ferté-sous-Jouarre de l’autoroute A4.

Lizy a été un centre agricole et commercial, et aussi un ville de mariniers. Il y a la rivière Ourcq, le Canal de l’Ourcq (1822) et la voie ferrée (1893). Au début XXème siècle, sur les recensements, je repère une sucrerie. A part cela, je n’ai pas repéré de publications qui m’aiderait à comprendre l’histoire récente de l’activité économique de la ville.

Voir http://www.lizy-sur-ourcq.fr/lhistoire-de-notre-ville

Photo : https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/6171596#0 jeanpaulrolland (Geneanet, project Cartes postales)

Ocquerre

Village limitrophe de Lizy-sur-Ourcq, moins de 400 habitants de nos jours. Sur l’Ourcq et le canal de l’Ourcq.

La monographie communale 30Z306 AD77 rédigée en 1888 est intéressante par son côté, disons, déprimant. Les monographies communales ont été rédigées par les instituteurs sur demande du ministère de l’Instruction publique.

Donc la monographie d’Ocquerre nous apprend qu’il y avait en 1888 81 ménages, 232 habitants dont 53 étrangers. Cultures de céréales, fourrages, betteraves et légumes. Elevage de bétail, volailles et abeilles. 80 chevaux, 4 bœufs, 120 vaches, 800 moutons, 50 porcs. L’industrie? « … fabrication de fromages de Brie que l’on va vendre chaque semaine au marché de Meaux » avec les céréales et les légumes.

La monographie rapporte également que les instituteurs n’y restent pas longtemps car ils sont mal payés (on n’oublie pas que c’est l’instituteur qui la rédige !) , « le changement trop fréquent des maîtres et le manque de fréquentation des élèves nuisent au développement de l’instruction. Sur une moyenne de 40 à 50 élèves qui ont fréquenté l’école depuis 10 ans, il n’y en a que 4 qui ont obtenu leur certificat d’étude« . Bien bien bien.

Et de conclure que « Aucun fait remarquable ne s’est passé dans la commune d’Ocquerre. On ne connaît pas de personnage qui l’ont illustrée. On sait seulement que Madame de Sévigné est venue souvent au château de la Trousse, paroisse d’Ocquerre […] » (quand même! )

Archives départementales 77. 2FI6650  Ocquerre, vue générale

Situer Ocquerre et Lizy sur Ourcq

Géoportail avec plan IGN et limites administratives. Lizy-sur-Ourcq, Ocquerre

J’aimerais approfondir sur Lizy-sur-Ourcq et ses environs, notamment les villages Ocquerre, Cocherel, Tancrou, entre disons 1880 et 1939. En particulier les activités économiques, les mouvements migratoires, l’influence du canal de l’Ourcq et du chemin de fer.

C pour curiosité, ou pourquoi je m’intéresse à Alphonsine Borosky

Voilà où se situe Alphonsine Alexandrine Borosky dans ma propre généalogie. C’est la petite sœur d’Alexandre Eugène Borosky, qui a épousé Marie Barlier. Marie Barlier, dont les ascendants n’ont pas bougé de Crépoil, commune de Cocherel (77) depuis au moins 1648 (Régnault Barlier). Marie Barlier, décédée en 1927, mais dans la mémoire familiale car la génération de mon grand-père l’a bien connue.

Alphonsine Borosky est la belle-sœur de mon arrière-arrière-grand-mère Marie Barlier. Leurs enfants ont le même âge : Gaston et Eugénie sont nés en 1882, Julie et Adèle en 1885. Ils vivaient très proches, Ocquerre – Crépoil 5 km, puis Lizy-sur-Ourcq – Crépoil 5 km aussi.

Pourtant, dans la mémoire familiale de mon côté, aucune trace de cette partie de la famille. Alphonsine Borosky figure dans quelques relevés de mon grand-oncle Michel, celui qui m’a passé la passion de la généalogie, mais rien d’autre. Manifestement, les familles ne se fréquentaient pas.

De mon côté, les recherches effectuées sur Alphonsine Borosky m’ont amenée à m’y attacher. En 2021, avec ma sœur, nous avons eu la joie de trouver sa tombe au cimetière de Lizy-sur-Ourcq. Tombe parfaitement entretenue. Quelqu’un s’occupe d’elle.

Tombe Alphonsine Borosky, Emile Laplaiche, Ursule Despré. Lizy-sur-Ourcq, photo septembre 2021

B pour Borosky, c’est polonais

Alphonsine Alexandrine Borosky, née en 1858 en Seine-et-Marne. Mais Borosky, c’est polonais. Cela lui vient de son père qui le tient de son père qui lui, est arrivé de Pologne dans l’armée de Napoléon. Je vous fais un dessin et je vous explique.

Les parents polonais

On commence par les parents du soldat polonais. Ils s’appelleraient Paul Borosky et Chaterrine (Catherine) Charpin. Je mets un gros conditionnel, car je ne les connais que par une source peu fiable.

Le soldat de Napoléon

Le soldat polonais se nomme François Paul Borosky, en tous cas c’est ce que raconte l’Etat civil d’un village de l’Aisne lors de son mariage, en 1817. Né à Cracovie, Pologne, 20 février 1790. Il y est dit « ex-militaire du 6ème régiment de lanciers de la jeune garde ».

L’état des recherches

Par conséquent, si on devait faire des recherches en Pologne, cela commencerait par cette naissance à Cracovie. Cela dit, cet acte de mariage établi à 1500 km de Cracovie, en contexte de guerre, concernant un soldat polonais qui ne signait pas, parlait-il seulement le français?

Autre possibilité de recherche, les registres militaires, archives des armées, largement en ligne sur le site Mémoire des hommes, la sous-série 21YC, et en cours d’indexation collaborative par le projet Matricules Napoléoniens de Généanet auquel je participe modestement.

Un dernier angle de recherche : j’ai mis la main sur un soldat polonais qui s’est établi en France après les guerres napoléoniennes. Est-ce un cas unique? Non. Quels sont les parcours et les devenirs des autres dans son cas?

Un travail de généalogie a été réalisé par Laurent Kokanosky. Je l’ai aidé à un moment donné. Voir son site internet sur Les polonais de Napoléon. De temps en temps, des personnes concernées par ces parcours le contactent, ou me contactent, mais je crains bien que nous n’ayons ni l’un ni l’autre que peu le loisir de nous replonger dans le sujet.

Laurent Kokanosky a écrit un article Les Polonais de Napoléon dans l’Oise (1814-1825) paru dans s la revue de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Valois (Histoires du Valois, « Les Polonais de Napoléon dans l’Oise », numéro 3, 2014).

Le fils du soldat polonais

Le fils du soldat polonais, Alexandre François Borosky. Lui est né en 1818 à Lesges, commune de mariage de ses parents, dans l’Aisne. Son père est donc l’ex soldat polonais, sa mère se nomme Marie Jeanne Loiseau. Marie Jeanne Loiseau, vie longue et quelque peu mouvementée, descendante de tuiliers, je vous en reparlerai un jour.

En 1839, 21 ans, Alexandre François Borosky épouse une fille du coin, Marie Joséphine Victoire HAUET, descendante de bergers. Longévité et vie mouvementée elle aussi. Entre temps, le soldat polonais a disparu des radars. Personne ne sait où il est. Perso, je n’en ai aucune trace après 1818 et pas grand espoir d’en retrouver, sauf immense coup de bol. A peu près tout le monde est manouvrier, on est en milieu très modeste.

Le couple Alex François Borosky et Joséphine Hauet ont d’abord des enfants à Lesges, dans l’Aisne, puis ils quittent le village et s’installent à Ocquerre, en Seine-et-Marne. Cela a lieu quelque part entre 1846 et 1855. Il s’agit d’une migration d’une cinquantaine de kilomètres. Elle concerne la famille élargie : ils emmènent grand-mère Marie Jeanne Loiseau, et y marient une sœur de Joséphine Hauet. Je n’ai pas vraiment trouvé la logique de cette migration : pourquoi cette destination, pourquoi à ce moment au milieu du XIXè siècle ? Je vous mets une carte.

Geoportail / IGN. Lesges (02), Ocquerre (77), Paris

Alexandre François Boroksy, fils du soldat polonais, meurt à l’hospice de Meaux le 11 octobre 1864. François Boroski (sic), 48 ans, manouvrier demeurant à Ocquerre, né à Lesges, époux de Joséphine Hohouet (sic, mais ça nous indique la prononciation de Hauet – Hauët), nom du père et de la mère laissés blancs. Il a dû mourir loin de sa famille et je trouve ça super triste.

Alphonsine Alexandrine Borosky

C’est d’elle dont il est question dans cette série d’articles, on y arrive. C’est donc la fille du fils de soldat polonais. Son 2ème prénom, Alexandrine, est aussi le 1er prénom de son père, Alexandre. Elle est née après l’établissement à Ocquerre, vous avez la carte. Dans le prochain article, je vous explique comment je suis venue à m’intéresser à elle (Curiosité), je plante le décor (Décor), et je vous raconte ce que je sais de son enfance (Enfance)

Image : signature d’Alphonsine Alexandrine Borosky en 1921, à 73 ans. Crosne (Essonne), mariage de son fils Emile Laplaiche (et oui j’ai détouré la signature comme j’ai pu)

image: https://www.drapeauxunic.fr/drapeaux-pays-d-europe/496-drapeau-pologne.html

A pour Alphonsine, Alexandrine (Borosky)

Ce mois-ci, pour le challenge A à Z 2022, j’ai choisi de parler d’une collatérale, une arrière-arrière-grande-tante si je compte bien. Née en Seine-et-Marne en 1858, décédée en 1934, sa tombe est visible au cimetière de Lizy-sur-Ourcq, toujours en Seine-et-Marne. Entre temps, deux maris, six enfants qui atteignent l’âge adulte. Une vie plutôt statique, au premier abord, et pourtant un changement de commune, des gendres mariniers (on est sur le canal de l’Ourcq) et un déplacement pendant la guerre. Ce qui est frappant aussi, c’est l’absence des hommes, partis ailleurs, décédés tôt.

Elle s’appelait donc Alphonsine Alexandrine Borosky, mariée à Omer Despré, ou Despretz et autre variantes, puis à Emile Laplaiche.

Image : Cimetière de Lizy-sur-Ourcq, 2021. Détail de la pierre tombale. Alphonsine Borosky 1858 – 1934

Je lui connais des petits-enfants. Elle a vraisemblablement des descendants que je ne connais pas.

BOROSKY, DESPRES DESPRETZ, LAPLAICHE. Lizy-sur-Ourcq.

Ecroulement d’une maison à Bellac, trois morts (1843)

Enquêtant sur le patronyme FRUGIER, famille de maréchaux-ferrants de Haute-Vienne (87), notre attention fut forcément retenue par ces deux articles de mai 1843 relatant l’écroulement d’une maison dans la ville de Bellac (87). Trois personnes y ont péri et trois en ont réchappé. La maison était habitée par M. Frugier, vétérinaire.

Qui est cette famille Frugier? Est-elle apparentée à celle à laquelle nous nous sommes intéressés dans les articles précédents? Qui sont les autres victimes? Que sont devenus les rescapés? Notre enquête.

La presse

Gazette de France, 18 mai 1843, page 3/4 (Retronews)

Retronews Gazette de France, 18 mai 1843, page 3/4 ici ; article repris mot pour mot dans La France, 19 mai 1843 ici


On mande de Bellac (Haute Vienne) :  » un affreux accident vient de jeter la consternation dans notre ville. Dans la nuit du 11 au 12, une maison sur la solidité de laquelle on n’avait conçu aucune inquiétude et habitée par M. Frugier, vétérinaire, s’est écroulée tout à coup par la chute d’un mur mitoyen. Trois personnes ont péri sous les décombres. Ce sont M. et Mme Frugier, et Mme Dunoyer, épouse d’un ancien marin. Les secours qui ont été portés promptement ont permis de sauver les autres habitants »

L’article du Constitutionnel, 17 mai 1843; page 2/4 ici apporte des précisions

Le Constitutionnel, 17 mai 1843; page 2/4 (Retronews)

On écrit de Bellac (Haute-vienne) Dans la nuit du 11 au 12, une maison habitée par M. Frugier, vétérinaire, s’est écroulée tout-à-coup. Trois personnes ont péri : ce sont M. et Mme Frugier et Mme Dunoyer. Les époux Cluzeau, M. Frugier fils et M. Dunoyer, ont été retirés vivant, mais grièvement blessés. Il a fallu plusieurs heures de travail pour retirer des décombres Mme Cluzeaud [sic], dont les pieds étaient engagés, et M. Dunoyer, gisant sous une poutre.

D’après ces deux articles, voici la liste des victimes

Décédés :

  • M. Frugier, vétérinaire
  • Mme Frugier sa femme
  • Mme Dunoyer, épouse d’un ancien marin.

Rescapés mais grièvement blessés :

  • M. Frugier fils
  • M. Dunoyer (ou Duneyer)
  • les époux Cluzeau (ou Cluzeaud)

Dans cet article, je m’intéresse à la famille Frugier : un couple décédé, leur fils grièvement blessé.

Jean Baptiste Frugier et sa femme, le couple décédé dans l’éboulement de la maison

Naissance (1804), fratrie

Jean Baptiste FRUGIER est né le 16 septembre 1804 à Mézières-sur-Issoire (87). Ses parents portent chacun le même patronyme : FRUGIER. Jean FRUGIER et Marie FRUGIER (ou Marie Anne). Sont-ils apparentés, à quel degré ? Je ne sais pas, je n’ai pas encore trouvé. Notons que même département, un peu plus tard, j’ai un mariage entre cousins germains qui ne semble contrarier personne, aucune mention de dispense à l’Etat civil.

Le père de Jean-Baptiste Frugier est successivement : garde forestier, marchand, marchand propriétaire et épicier. Sa mère est fille d’un maréchal ferrant, François FRUGIER. Parce que chez les Frugier, il y a des maréchaux-ferrants à chaque génération. Jean Baptiste Frugier est l’ainé de trois garçons. Il devient maréchal-ferrant, comme son grand-père maternel donc. Pas ses petits frères.

Ascendance de Jean Baptiste Frugier avec lieux de naissance et de décès

Mariage avec Marie Pigner (1830)

Jean Baptiste Frugier se marie à 25 ans, à Bellac, avec la fille d’un tailleur d’habits de Bellac. Au moment de son mariage, il est maréchal (=maréchal-ferrant) et vit avec ses parents à Mézières-sur-Issoire.

La fille du tailleur d’habits s’appelle Marie PIGNER, elle a 20 ans, elle est lingère. Elle a au moins une grande sœur et un petit frère, Marthe Pigner et Etienne Pigner, on en reparle. Dans les témoins au mariage, côté époux, un maréchal(-ferrand) et un boulanger, non parents. 30 mai 1830, Bellac

Ascendance de Marie Pigner (j’ai fait une faute à PIGNER, mais il me semble que de toute façon l’orthographe n’est pas bien stable)

Du village de Mézières à la ville de Bellac

Jean Baptiste Frugier, maréchal, originaire de Mézières, s’établit à Bellac après son mariage.

Bellac et Mézières-sur-Issoire, maintenant commune déléguée de Val-d’Issoire, se trouvent en Haute-Vienne (87) une dizaine de kilomètres l’une de l’autre. Mézières est un village, 1400 habitants vers 1830, 800 aujourd’hui. Bellac, 3600 habitants vers 1830 et autant aujourd’hui, est une ville ancienne, fortifications, activité commerciale depuis le 12ème siècle, foires, marchés, Hôtel Dieu, Palais de justice.

Situation de Bellac et de Mézières, sur l’axe La Rochelle – Guéret (Géoportal)

Enfants

Jean Baptiste Frugier et Marie Pigner sont donc établis à Bellac. Lui est maréchal-ferrant. Ils vivent d’abord rue de la Chapelle, puis une rue dont je n’arrive pas à déchiffrer le nom.

Des enfants y naissent et y meurent.

Philippe Frugier1831Maréchal, rue de la Chapelle à BellacBlessé dans l’éboulement de la maison à l’âge de 12 ans, décès à 14 ans
Pierre Frugier1833Maréchal-ferrant, rue de la Chapelle à BellacDécès non retrouvé mais la déclaration de succession des parents en 1843 ne mentionnent que son frère ainé Philippe
François et Claude Frugier1837Maréchal-ferrant, rue des Vey[?] à BellacJumeaux. Décès à 2 mois et à 10 mois
Enfants, année de naissance, profession du père, domicile des parents

La rue que je n’arrive pas à lire. Rue des Veyrats, peut-être, mais je n’ai pas trace d’existence de cette rue à Bellac

1837 AD87 3 E 11 / 9  http://archives.haute-vienne.fr/ark:/52328/s0054ffebfe5d09c/5593b16d45f9a vue 109/187 acte n°4
1843

Décès

On l’a vu, Marie Pigner et Jean Baptiste Frugier décèdent la nuit du 11 mai au 12 mai 1843 à Bellac dans l’écroulement de leur maison. L’acte d’Etat civil indique un décès à 2 heures du matin, et et lieu leur maison, rue que je n’arrive pas à lire (rue des Veyrats). Ils ont 32 et 38 ans.

Décès de Jean Baptiste Frugier. AD87 http://archives.haute-vienne.fr/ark:/52328/s0054ffebfe63105/5592bd3396164
Décès de Marie Pigner. AD87 http://archives.haute-vienne.fr/ark:/52328/s0054ffebfe63105/5592bd3396164

L’acte de décès de la 3ème personne « Mme Dunoyer, femme d’un ancien marin » (presse) figure à la suite dans le registre d’Etat civil, même lieu, même heure : Françoise Brunetaud, 60 ans, native de Bellac, épouse de Philippe Dunoyer, militaire retraité.

Dans son acte de décès, Jean Baptiste Frugier est toujours maréchal-ferrant, alors que la presse le qualifie de vétérinaire.

J’ai évoqué dans un article précédent la convergence entre ces professions : d’une part le maréchal, maréchal-ferrant, maréchal expert, celui qui travaille le fer pour ferrer les chevaux, mais également en prendre soin en pratiquant une médecine empirique ; d’autre part le vétérinaire, reconnu par diplôme à partir du XVIIIè siècle, concurrencé par les maréchaux-ferrants. Le métier de maréchal expert a été étudié dans une thèse de doctorat vétérinaire, ici (pdf).

Marie Pigner, elle, est lingère, comme lors de son mariage 13 ans auparavant.

Philippe Frugier, l’enfant blessé lors de l’écroulement

L’enfant Philippe Frugier est né à Bellac le 21 juillet 1831. Il avait 12 ans au moment de l’écroulement qui couta la vie à ses deux parents. Je pense qu’il était l’unique enfant du couple à ce moment-là, car unique héritier de son père, d’après les tables de succession : AD87 3Q 66 / 7 vue 61/206 17eme ligne (lien)

Suite de notre enquête un autre jour : qu’est devenu Philippe Frugier après décès de ses parents ? La famille Frugier victime de cet accident est-elle apparentée aux Frugier maçons de Haute-Vienne installés à Louin (78), sujets de mes articles du challenge A-Z 2020?