J comme Jean Sauvageau, le mari qui autorise

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Faisons connaissance avec Jean Sauvageau

Jean Sauvageau nous intéresse car il s’est marié à Marie Marteau, un des trois enfants au bénéfice de qui Mathurin Marteau et Jeanne Tessier effectuent la donation partage de 1859 (ici). D’ailleurs ça m’énerve car la femme est autorisée de son mari, agit avec l’autorisation de son mari. Faut pas s’énerver mais ça m’énerve.

« Le sieur Jean SAUVAGEAU, cultivateur et Marie MARTEAU, de lui autorisée demeurant ensemble au bourg et commune de LOUIN « 

« … ce qui est accepté par le dit sieur René MARTEAU, par la femme SAUVAGEAU avec l’autorisation de son mari« 

Mariage

Jean Sauvageau et Marie Marteau se marient à Louin le 11 juillet 1848. Lui 27 ans, elle 23 ans. Il est domestique, demeurant à Airvault, fils de Pierre Sauvageau, cultivateur à Louin, 68 ans, et de Marie Baranger, décédée à Louin le 13 mai 1848 – donc deux mois avant ce mariage.

Elle est fille de Mathurin Marteau et Jeanne Tessier, orthographié Texier, 53 ans chacun, mais eux on les connaît déjà, voir article D, F et G.

Témoins : Louis POINOT, masson (orthographié ainsi), Louin, ami de l’époux ; Louis FAVREAU, 30 ans, cultivateur, Louin, beau-frère de l’époux ; René MARTEAU, 28 ans, cultivateur, Louin, frère de l’épouse ; François SAUVAGEAU, 42 ans, cultivateur, Louin, ami de l’épouse. Signent : Jean Sauvageau, Favreau, Poinot, Martin [Pierre Martin, maire]

Signature de Jean Sauvageau en 1848

Des actes notariés

Je sais par ailleurs qu’il existe une donation partage du 23 juin 1848 de Pierre Sauvageau, le père, vers ses 7 enfants (dont Jean Sauvageau, forcément). Je n’ai pas encore ce document.

Je sais aussi, par un acte de 1836, que la famille de Marie Marteau et un certain François Sauvageau devaient être voisins proches. En effet, l’acte de 1836 concerne un puits construit sur le terrain de François Sauvageau. Le hic, c’est que je n’ai pas encore identifié qui est François Sauvageau par rapport à Jean, celui qui nous occupe.

Fille unique

La fille unique de Jean Sauvageau et Marie Marteau nait le le 21 septembre 1849. Elle est prénommée Marie Germanie. J’ai parlé du prénom Germanie dans un article précédent. Le patronyme Sauvageau est orthographié SAUVAGEAUX avec un X. Témoins Pierre Sauvageaux, cultivateur, 69 ans, grand-père de l’enfant ; et Louis FAVREAUX, cultivateur, 31 ans.

Mariage de la fille unique

Marie Germanie Sauvageau grandit, pas de frère et sœur, elle a 10 ans lors de la donation partage dont bénéficie sa mère autorisée par son mari, comme noté au-dessus. A 18 ans, elle se marie. 26 novembre 1867. Elle se marie à Louin. Toutes mes histoires se passent à Louin. Quand on sort de Louin, je vous préviens.

… Elle se marie avec qui ?

… vous souvenez-vous des schémas où il y avait plein de jeunes célibataires que j’avais très envie de marier ? Vous souvenez-vous de la famille Poirault, celle de Marie Magdeleine qui a épousé Philippe Frugier, d’Elisabeth qui a épousé Augustin Marteau – lequel n’est autre que l’oncle de Marie Germanie Sauvageau, vu qu’il est le petit frère de Marie Marteau.

Bref, Marie Magdeleine et Elisabeth Poirault ont un petit frère Louis Philippe, Louis de son prénom d’usage. Le petit frère a 27 ans et c’est lui qui épouse Marie Germanie Sauvageau, devenant par là le mari de la nièce de son beau-frère. Et voilà le schéma, les nouveaux mariés sont en vert.

Epilogue

1872, on est 5 ans après le mariage, le recensement indique que Louis Poirault et Marie Sauvageau vivent sous le toit des parents Jean Sauvageau et Marie Marteau, 51 ans et 46 ans, dans le bourg de Louin. Pas d’enfants, et de fait ils n’en auront pas et ne laisseront pas d’héritiers (source : succession 1906)

Recensement 1872, Louin, dans le bourg, vue 4. AD 79 / Filae

Marie Marteau et Jean Sauvageau, puis Marie Germanie Sauvageau, ont hérité d’un tiers des biens de Mathurin Marteau et Jeanne Tessier, en vertu de l’acte de donation partage de 1859 (). En l’absence d’héritier, la maison faisant partie de la part de Marie Marteau reviendra à une autre branche, celle d’Eugénie Marteau, la fille de René Marteau et Renée Aminot dont il a été question dans les articles I puis L et N. Source : descendants.

I comme itinéraire de René Marteau et de Renée Aminot, période 1

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Dans cet article en trois parties, itinéraire de vie de René, second enfant et premier fils de Mathurin Marteau et Marie Jeanne Tessier, les donateurs de l’acte de 1859. Itinéraire particulier d’un fils de cultivateur du village de Louin qui, avec sa femme, quitte sa terre et le son village, exerce des métiers de domestique dans les petites villes limitrophes avant de s’éloigner encore plus, à Loudun, 30 km, où leur fille se marie avec un clerc de notaire.

Nous reprenons aux 30 ans de René Marteau. Pour les périodes précédentes, article E puis article G.

J’ai choisi de raconter l’histoire de ce couple telle qu’elle est restée dans la mémoire familiale, recueillie cet été auprès d’un de leurs descendants, qui s’appuie je crois sur les mémoires de son père né en 1903 ; et de faire dialoguer la mémoire avec les sources à ma disposition, archives publiques et copies privées. Ceci est un état des recherches au moment où j’écris et a matière à évoluer.

Période 1. 1850-1865 mariage, enfant. Airvault, Saint Loup

(mémoire)

René Marteau est d’abord cocher au château de Saint-Loup, puis employé à Airvault – chez le notaire Roy qui emploie aussi sa femme Renée Aminot. René Marteau a connu Renée Aminot à Saint-Loup où elle faisait probablement des « journées ». Le notaire a renommé Renée « Ernestine » pour éviter la confusion avec son mari.

Le notaire Roy est veuf ou célibataire. Il devient le parrain de l’enfant du couple, Eugénie, née en 1852. Il la dote d’un « Patis Grolleau à Boussais » (acte de 1854 – que je n’ai pas)

Renée et René vivent à Airvault mais reviennent souvent à Louin à pied, en passant par « le chemin de la Rochelle », avec leur fille Eugénie. Pour que Eugénie se rappelle le nom du chemin, ils lui font croire que la chouette qui hulule hou hou sur leur passage prononce à répétition le nom du chemin.

(sources d’archives)

1850, mariage à Airvault (acte d’Etat civil, AD 79). Lui est cultivateur et demeure dans le bourg de Louin. elle est domestique à Airvault. Trois des quatre témoins demeurent à Airvault, cordonnier, boulanger, tisserand (voir article G)

En 1852 à la naissance d’Eugénie à Airvault (acte d’Etat civil, AD 79). Renée Aminot est dite « sans profession », René Marteau est dit domestique à Airvault.

En 1859, Acte de donation partage (copie partielle, archives familiales). Dans les comparants « Le sieur René MARTEAU, cocher, demeurant au château en la ville de Saint Loup« 

(dissonances archives – mémoires)

A ce stade, il semble que la mémoire et les actes ont une vision différente de la chronologie des métiers de René Marteau. Pour la mémoire, il était cocher à Saint-Loup, y a rencontré sa femme qui travaillait comme domestique à Airvault ; les archives disponibles le disent cultivateur à Louin jusqu’à son mariage, puis domestique à Airvault 1852 (naissance de sa fille), puis cocher au château de Saint-Loup en 1859.

On aimerait en savoir plus. La mémoire peut s’embrouiller, les archives peuvent donner des visions faussées de la réalité. Il n’y a hélas pas de recensements de population à cette période à Airvault ni à Saint-Loup.

Néanmoins, j’ai recherché ce que disent les archives sur le notaire Roy, celui que la mémoire dit employeur du couple et parrain de leur fille.

(le notaire Roy)

Il y a un eu un notaire Auguste Roy à Airvault, actif au moins entre 1839 et 1847 (recherche sur le site des AD 79). On a aussi un décès, le 28 novembre, 1855 d’un Auguste Roy, ancien notaire, célibataire, 45 ans, né à Boussais.

Si Auguste Roy est bien la bonne personne, employeur et parrain, on pourrait avoir cette chronologie : René Marteau et Renée Aminot sont employés par le notaire (mémoire), le notaire devient parrain de leur fille Eugénie (1852, mémoire, vérifiable si on trouve les actes paroissiaux), le notaire dote Eugénie (1854, vérifiable si on met la main sur l’acte qui doit être dans la famille), le notaire décède (1855, état civil, reste à confirmer que c’est la bonne personne), René Marteau prend le job de cocher au château de Saint-Loup. Cela se tiendrait.

Pour la suite de l’itinéraire, rendez-vous à l’article L comme Loudun, période 2 de l’itinéraire de René Marteau et Renée Aminot.


Image d’en-tête : Saint-Loup-sur-Thouet [auj. Saint-Loup-Lamairé]. Le château et le pont-levis. Construit à la fin du XVIème siècle par Henri Ier d’Escoubeau, cardinal de Sourdis, abbé commanditaire d’Airvault, seigneur de Maillezais, pour un membre de la famille Gouffier, laquelle possédait alors la baronnie de Saint-Loup. – [S.l.] : Édition Fievet-Gautreau, [s.d.]. – 1 impression photomécanique sur papier (carte postale), noir et blanc ; 9 × 14 cm (image). Date [1890]-[1950]

Cote 40 FI 561, AD 79

H comme Michel Frugier, Héritier

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Une des maisons concernées par l’acte de donation partage de 1859 (ici), celle attribuée à Augustin Marteau, va sortir de la famille Marteau. Augustin Marteau et sa femme Elisabeth Poirault, mariés en 1863 (article) n’ont pas d’enfants.

  • 12 octobre 1868, Augustin Marteau fait donation de l’usufruit de sa succession (dont la maison, donc) à sa femme Elisabeth Poirault, chez Me Desmé notaire à Saint-Loup
  • 3 septembre 1882, chez Me Desmé, il effectue un leg valant testament à Michel Frugier, maçon demeurant à Louin. Le leg porte sur une maison et dépendances sise au bourg et commune de Louin, et doit prendre effet au terme de l’usufruit
  • 2 février 1903, liquidation de la succession d’Augustin Marteau chez Me Théophile Fiévé à Saint-Loup. Il y est fait référence aux actes de 1868 et 1882
  • 1910, décès de Elisabeth Poirault veuve d’Augustin Marteau. Michel Frugier devient propriétaire de la maison.

J’ai accès à une partie de l’acte de 1903, et nous avons connaissance des autres actes de manière indirecte pour le moment. Les archives départementales des Deux-Sèvres ont entrepris la numérisation des répertoires et minutes de notaires. Saint-Loup 1859-1910 n’y est pas encore, guettons.

Qui est Michel Frugier, l’héritier de la maison?

Naissance

Michel Frugier est né à Louin le 21 février 1865 de Jacques Philippe Frugier, 29 ans, demeurant à Chambon, commune de Louin, maçon, et de Marie Magdeleine Poyrault, 32 ans, propriétaire, demeurant à Chambon, commune de Louin. Témoins : Augustin Marteau, 29 ans, demeurant à Louin, scieur de long, et Michel Bergerau, 50 ans, demeurant à Louin, scieur de long.

Michel Frugier est donc un fils du couple que l’on a marié dans l’article F, souvenez-vous, ceux qui sont en orange. Du coup, voyez-vous, Michel Frugier est le neveu d’Augustin Marteau , celui qui va lui léguer sa maison, vu que la femme d’Augustin Marteau est Elisabeth Poirault, et Elisabeth Poirault est la sœur de Marie Magdeleine Poyrault, vous suivez ? Non? Sans schéma, moi non plus.

En 1882, lorsque son oncle par alliance Augustin Marteau prévoit de lui léguer sa maison, Michel Frugier est âgé de 17 ans. Nous ne connaissons pas la raison exacte de ce leg, alors qu’Augustin Marteau a deux nièces, Eugénie Marteau épouse Gilloire, et Marie Germanie Sauvageau sur laquelle je reviendrai dans l’article J.

Armée

Michel Frugier, classe 1885. Matricule de recrutement 761. Canton de Saint-Loup. Décision du conseil de révision : bon. Parti pour le 90e régiment d’infanterie le 6 décembre 1886. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le numéro 739. Passé au 126è régiment d’infanterie le 18 mai 1888. Immatriculé sous le numéro 696. Certificat de bonne conduite accordée.

Passé dans la réserve de l’armée active le 22 septembre 1890.

Degré d’instruction générale : 3 ; c’est-à-dire qu’il « possède une instruction primaire plus développée » que juste savoir lire et écrire (niveau 2), mais n’a pas le brevet de l’enseignement primaire (niveau 4)

Signalement

Fiche matricule Michel Frugier, Bureau de recrutement de Parthenay, classe 1885, AD 79

Michel Frugier a ensuite effectué plusieurs périodes d’exercice, puis libéré du service militaire le 1er octobre 1910. Consulter la fiche matricule vue 269/504 (site des AD 79)

Mariage

Michel Frugier se marie à Louin en 1893 avec Marie Stéphanie RILLON.

24 janvier 1893, Michel Frugier, 27 ans, demeurant à Chambon , maçon, fils de Jacques Philippe Frugier, 57 ans, maçon, demeurant à Chambon , et de Marie Magdeleine Poyrault, 59 ans, sans profession, demeurant à Chambon

Et Marie Stéphanie Rillon, 27 ans, née à Tessonnière le 5 octobre 1865, lingère demeurant à Louin, de père inconnu et de Marie Rillon, 47 ans, couturière demeurant à Louin

Pas de contrat de mariage. Témoins

  • Emile FRUGIER, soldat, 22 ans, demeurant à Verdun, frère du futur
  • Augustin MARTEAU, cultivateur, 57 ans, demeurant à Louin, oncle du futur
  • Eugène BERTEAU, maréchal, 47 ans, Cholet, oncle de la future
  • Stanislas RILLON, maréchal, 43 ans, Saint-Généroux, oncle de la future.

Ensuite

Michel Frugier et Marie Stéphanie Rillon, dont le prénom d’usage était Eglantine, auront un fils, mais aussi un drame absolu lié à la première guerre mondiale. J’en dis plus, plus tard.

G comme Génération 3 issue de Mathurin Marteau et Jeanne Tessier

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Continuons la descendance du couple Mathurin Marteau et Marie Jeanne Tessier, ceux qui ont effectué la donation partage de leurs biens entre leurs enfants en 1859. Acte de donation, articles sur les Donateurs , articles sur les Enfants, et maintenant la Génération 3, c’est-à-dire les descendants (ou pas) des quatre enfants des donateurs.

Marie Jeanne Marteau, mariée à François Texier

Mariée à 22 ans avec un cultivateur de Louin, Marie Jeanne Marteau décède deux ans plus tard, 11 octobre 1841, dans sa maison dans le bourg de Louin. Déclarants François FAVREAU, 50 ans, vigneron, voisin, et Jean ROUX, 65 ans, garde champêtre, voisin. Décès le 10 octobre à 2 heures du soir, déclaration le lendemain à 10 heures du matin. Elle avait 24 ans.

Je n’ai pas trouvé de naissances. François Tessier se remarie le 5 juillet 1842 avec Marie Augustine BOUDEAU. Parmi les témoins, Louis AMINOT, cultivateur à Saint Loup, oncle de l’épouse. Louis Aminot est aussi le père de Renée Aminot, qui épouse René Marteau, le petit frère de Marie Jeanne Marteau, en 1850. Vous suivez?

François Texier décède 5 ans plus tard, 25 juillet 1847, à Louin. Déclarants Jean Jamin (? je ne connais pas ce patronyme), propriétaire, 53 ans, et Charles Bedain, cultivateur, 54 ans, voisins du défunt.

Outre le fait que je n’ai pas trouvé à Louin de naissance du couple Marie Jeanne Marteau X François Texier, je remarque que l’acte de donation de 1859 ne fait pas mention d’enfants de cette fille décédée. Il n’y a pas de génération 3 côté Marie-Jeanne Marteau

René Marteau, marié à Renée Aminot

Ce couple détonne dans le paysage. Nous verront leur itinéraire complet dans un prochain article. Néanmoins, je peux d’ores et déjà révéler qu’ils ont eu une fille, Eugénie.

Eugénie Marie MARTEAU, née le 13 mai 1852 à Airvault. Père René Marteau, 32 ans, domestique. Mère Renée Aminot, sans profession, 30 ans. Témoins Urbain Pierre CHRETIEN, coutelier, 44 ans, et Clément Louis ROBERT, marchand épicier, 38 ans, Airvault.

Je n’ai pas trouvé d’autres enfants du couple. Les partages de biens ultérieurs montrent que Eugénie reste la seule héritière de René Marteau. On a bien une troisième génération de ce côté là de l’arbre. Et en plus, j’espère avoir l’occasion d’en parler également, Eugénie a des descendants jusqu’à maintenant.

Marie Marteau, mariée à Jean Sauvageau

Mariés en 1848. Une seule fille à ma connaissance, une seule ayant atteint l’âge adulte en tout état de cause. Il s’agit de Marie Germanie SAUVAGEAU, née le 20 septembre 1849 à Louin, acte du 21 septembre. Le patronyme est orthographié SAUVAGEAUX. Déclaration par le père Jean Sauvagaux, 28 ans, demeurant au bourg, cultivateur. En présence de Pierre Sauvageaux, grand-père, 69 ans et Louis FAVREAU(lt?) cultivateurs, 30 ans, oncle.

Je remarque que Jean Sauvageau était domestique à Airvault au moment de son mariage. A la naissance de l’enfant, il semble être rétabli cultivateur à Louin, comme son (vieux) père.

Le prénom Germanie m’a étonnée. Est-ce une graphie différente, voire une erreur, pour « Germaine »? En fait, en parcourant les registres d’Etat civil, les recensements, j’ai constaté que ce prénom Germanie est utilisé à Louin. Le site Geneanet nous donne la fréquence d’utilisation du prénom, sur des données  » issues des différentes bases de Geneanet ». Lien.

Voilà la carte de répartition des Germanie entre 1800 et 1900. Et bingo, le rouge, au milieu à gauche, qui indique une plus grande fréquence (relative) des Germanie, le rouge se trouve en partie sur le nord du département des Deux-Sèvres où se trouve la commune de Louin.

Carte de répartition du prénom Germanie

1800-1900

Geneanet

Le nom usuel de Marie Germanie Sauvageau est Marie, me semble-t-il, mais je dois retrouver la source d’où je tiens cette information.

Toujours est-il qu’elle atteint l’âge adulte, se marie avec Louis POIRAULT (Louis Philippe POIRAULT). J’aurai l’occasion de reparler de cette famille POIRAULT, mais le couple n’a pas de descendance.

Augustin Marteau, marié à Elisabeth Poirault

Mariage en 1863, comme on a vu. Las, le couple reste sans enfants. En 1882, après près de 20 ans de mariage, Auguste Marteau fait un testament sur lequel je n’ai pas encore remis la main. Néanmoins, je sais par des sources indirectes qu’il lègue sa maison à son neveu. Non pas à son neveu à lui directement, vu qu’il n’a pas de neveu. Il a deux nièces, cependant :

Marie Germanie Sauvageau, voir le paragraphe juste au-dessus, âgée alors (en 1882) de 33 ans et mariée depuis ses 18 ans à Louis Poirault, qui est … argh, c’est trop compliqué, qui est le petit frère de sa femme à lui, Elisabeth Poirault. Laquelle Marie Germanie, fille unique, devait logiquement hériter de sa mère Marie Marteau la sœur d’Augustin Marteau. Ceux qui suivent, prouvez-le.

Seconde nièce, Eugénie Marteau, la fille de René et Renée, est aussi fille unique, héritière de la part de son père, âgée de 30 ans et mariée depuis l’âge de 23 ans, mais à Loudun. Loudun – Louin 30 km, mais on m’a signalé l’existence d’une ligne de train, il faut que je regarde cela de plus près, dans un autre article peut-être.

Bref, donc, Augustin Marteau, marié depuis 20 ans, sans enfants, lègue sa maison au neveu de sa femme. Le neveu s’appelle Michel FRUGIER, et est le fils de Marie Magdeleine Poirault, sœur d’Elisabeth Poirault et mariée à Philippe Frugier.

Un schéma, pour ceux qui n’ont pas tout suivi

Image d’en-tête : des marteaux (j’assume). Image par Andreas Achilleos de Pixabay

F comme trois Familles : Marteau, Frugier, Poirault

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Jusqu’à maintenant, nous avons vu le partage des maisons de Mathurin MARTEAUet sa femme entre leurs enfants, par acte de 1859. Articles sur Acte, Bourg de Louin, Maisons, Donateurs. Deux autres familles vont être amenées à prendre de l’importance dans l’histoire, la famille POIRAULT et la famille FRUGIER.

Marteau

Voici la situation de la famille Marteau à cette date, 1859. Les parents, donateurs, ont 64 ans. Mathurin Marteau s’éteindra l’année suivant, sa femme vivra encore 7 ans.

Leur fille aînée Marie Jeanne est décédée, leur second enfant René Marteau est âgé de 39 ans, marié, une fille de 7 ans, Eugénie.

Leur fille suivante, Marie Marteau, 34 ans, mariée à Jean Sauvageau, une fille de 10 ans, Marie Germanie Sauvageau.

Et enfin leur petit dernier, Augustin Marteau, 24 ans, célibataire, est sous les drapeaux au moment du partage.

Les parents vivent au bourg de Louin, et les enfants respectivement à Saint-Loup (commune limitrophe), Louin, et Vincennes (armée).

Situation de la famille Marteau lors de l’acte de donation partage en 1859

Frugier

La famille Frugier : le père, Philippe Frugier, est décédé deux ans auparavant. Philippe Frugier est né loin de Louin (ahah), 130 km, à Lussac-les-Eglises, dans la Haute-Vienne, 87. J’espère avoir l’occasion de bien comprendre son parcours et d’en reparler. Pour l’instant, je sais que lui et son frère Jean Frugié (c’est ainsi qu’il signe) sont les fils d’un maréchal de Lussac-les-Eglises ou de le Dorat, toujours en Haute Vienne. Ils ont 10 ans d’écart, Jean est l’ainé (° 1789). Ils perdent leur mère en 1809.

Et on les retrouve à Louin, profession maçons (orthographié masson), d’abord Jean qui s’y marie en 1818, puis Philippe en 1825 avec Rose BERGEREAU. A leur mariage, leur père est toujours à Lussac-les-Eglises, maréchal expert (qu’est-ce?) et envoie son consentement par acte notarié.

Philippe Frugier et Rose Bergereau (ou Bergeraux), ce sont eux qui nous intéressent ici, vivent à Louin. La situation en 1859, 34 ans après leur mariafe, est la suivante : Philippe Frugier est décédé depuis 2 ans. Rose Bergereau a 53 ans. Trois fils, tous maçons comme papa, et une fille.

L’ainé, Louis (Louis Philippe) est vraisemblablement parti à l’armée de 1848 à 1853. En tous cas je sais qu’il a été déclaré propre au service l’année de ses 20 ans, mais les sources ne donnent pas d’information sur son régiment d’affectation (liste de tirage au sort et liste du contingent canton de Saint-Loup, 1848). AJOUT. Non il n’est pas parti, il a tiré le numéro 50, le dernier numéro à être parti est le numéro 14 (fin d’ajout). En 1859, il est célibataire.

Le second, Michel, est enregistré à l’Etat civil avec le prénom de Méchille ; son grand-père paternel s’appelle Michel, parfois écrit Miche, parfois Michelle. Le second donc était maçon à ses 20 ans et a aussi été déclaré bon au service militaire. Il s’est marié à Toulouse en 1858 et apparemment était encore dans sa période militaire, car le mariage a nécessité, en plus du consentement de sa mère, celui de l’armée (acte de mariage, Toulouse, 28 juin 1858 X Suzanne Esquié). Michel Frugier semble s’établir à Toulouse avec sa femme : on les y retrouve en 1872, sans enfants. Source : recensement Toulouse 1872, vue 126/4099, 106 rue Bayard, lui 40 ans, négociant en gros (sauf erreur de déchiffrage), elle 32 ans. Michel Frugier de Toulouse décède à 76 ans, 1er juillet 1907, à Toulouse, domicile 43 rue Bayard. Je n’aurai pas l’occasion de reparler de ce Michel-là, établi loin de Louin (re-ha ha)

Troisième enfant, Philippe Frugier (Jacques Philippe), a été exempté de service militaire en raison d’un frère sous les drapeaux. En 1859, il est âgé de 24 ans et célibataire.

Enfin la fille la plus jeune, Marie Léonie Frugier, 21 ans, célibataire. Je n’aurai pas l’occasion d’en reparler de si tôt non plus, donc voilà son parcours : elle se marie avec un tailleur de pierre de Parthenay (1862, Louin) qui devient alors maçon et tailleur de pierre à Louin. Ils ont trois enfants, Louis Etienne en 1863, Marie Léonie en 1865, Rosalie Stéphanie en 1867, et elle décède en 1868 à l’âge de 30 ans. Quatre ans plus tard, recensement 1872, je repère son veuf, maçon, vit dans le bourg de Louin avec sa mère à lui, sa mère à elle et les trois enfants, Etienne, Marie et Rosalie.

Situation de la famille Frugier en 1859

Poirault

Intéressons-nous maintenant à la famille Poirault, ou Poyrault, Poireaut, Poireau… Le père est Pierre Poirault, décédé en 1843. L’ainé des enfants avait 12 ans. La mère Marie Thibault ne s’est pas remariée. En 1859, je repère quatre enfants : Pierre, 28 ans, célibataire. Marie Magdeleine, 27 ans, célibataire. Elisabeth, 24 ans, célibataire. Et enfin Louis, 19 ans, pas encore passé par le tirage au sort pour le service militaire, célibataire.

Situation de la famille Poirault en 1859

Bon, je ne sais pas vous, mais moi voir tous ces jeunes gens célibataires, ça me donne envie d’en marier quelques uns. Voilà qui fut fait :

Mariage Frugier X Poirault (1861)

Le 27 août 1861, mariage de Jacques Philippe Frugier, 26 ans et trois mois, né à Louin le 1er mai 1835, profession de maçon, demeurant à Louin, majeur, fils légitime de feu Philippe Frugier décédé à Louin le 23 septembre 1857, et de D[a]me Bergereau Rose, âgée de 56 ans, propriétaire demeurant à Louin, présente et consentante

Et Melle Poyrault Marie Magdeleine, 29 ans et un mois, née à Louin le 24 juillet 1832, sans profession, demeurant à Louin pour domicile de fait, à Thouars pour domicile de droit, fille légitime de feu Poyrault Pierre décédé à Louin le 25 mars 1843 et de D[a]me Thibault Marie âgée de 64 ans, propriétaire, demeurant à Chambon commune de Louin, présente et consentante

Pas de contrat de mariage. Témoins

  • Pierre Bergereau, 47 ans, tisserand, Louin
  • Michel Bergereau, 45 ans, scieur de long, Louin
  • Augustin Poyrault, 79 ans, propriétaire, Moncontour
  • Pierre Poyrault, 30 ans, domestique, Chambon de Louin [c’est son grand frère]

Signatures, sauf de la mariée et des mères des mariés.

Je n’explique pas pourquoi Marie Magdeleine Poirault est domiciliée de droit à Thouars. Je suis preneuse de suggestions.

Mariage Marteau x Poirault (1863)

Le 29 septembre 1863, Marteau Auguste, 28 ans, né à Louin le 8 septembre 1835, profession cultivateur, demeurant à Louin, majeur, fils légitime de feu Marteau Mathurin décédé à Louin le 1er mars 1860, et de Texier Jeanne, 67 ans, sans profession, Louin, présente et consentante

et Melle Poireault Elisabeth, 28 ans 6 mois, née à Louin le 24 mars 1835, sans profession, demeurant à Chambon commune de Louin, majeure, fille légitime de feu Poireault Pierre, décédé à Louin le 25 mars 1843, et de D[a]me Thibault Marie, âgée de 66 ans, profession propriétaire, demeurant à Chambon commune de Louin, présente et consentante.

Pas de contrat de mariage. Témoins :

  • Jean Marteau, 61 ans, cultivateur, Louin, oncle du marié
  • Jean Sauvageau, 42 ans, cultivateur, Louin, beau-frère du marié
  • Pierre Poireault, 32 ans, cultivateur, Louin, frère de la mariée
  • Louis Poireault, 23 ans, cultivateur, Louin, frère de la mariée

Tous signent sauf la mariée, les mères des mariés et le témoin Jean Marteau


Ces deux mariages sont suivis très peu d’années plus tard par un autre mariage, au sein de ces trois familles. Saurez-vous deviner lequel?

Ils ont par la suite une importance dans la destinée des maisons, dont l’une arrive dans ma famille par un jeu d’héritages et de vente, sans aucun lien familial ni de transaction directement avec les Marteau.


Image d’en-tête : détail de Nature morte aux poireaux, Boudin. Au musée de Quimper ici

Nature morte aux poireaux, BOUDIN Eugène Louis
Entre 1853 et 1856, H. x L. : 40,2 x 58 cm, Huile sur bois
1964-2 Don ISPENIAN, Peintures françaises XIXe siècle
Musée des Beaux-arts de Quimper

E comme les Enfants de Mathurin Marteau

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Dans cet article, je reprends la vie et le devenir des enfants du couple Mathurin Marteau et Marie Jeanne Tessier, mariés à Saint-Loup (79) en 1815 et établis à Louin, village d’origine de Mathurin Marteau, vigneron puis cultivateur. Pour rappel, l’arbre

Naissances

On remarque l’orthographe mouvante du patronyme MARTEAU : Marteault, Martaux, Martault (couplé à des difficultés de déchiffrage qui rendent ma lecture peu sûre, en fait). Le patronyme de la mère, Marie Jeanne TESSIER, apparaît toujours sous sa forme TEXIER. Les témoins Roux, Bedain, Sauvageau font partie du même pâté de maison. Père et témoins ne signent pas.

Circonscription

Il semble donc que René et Augustin Marteau ont effectué tour à tour leur service militaire, qui était de 5 ans à l’époque. René serait donc parti de 1840 à 1845, et Augustin de 1855 à 1860 – la certitude, c’est que Augustin était à l’armée en 1859 (acte notarié). On aimerait en vraiment savoir plus sur leurs parcours militaires.

Sources consultées

  • Listes cantonales de tirage au sort, classe 1840 1 R 39 Saint Loup sur Thouet, ici (René Marteau vue 3)
  • Listes cantonales du contingent, classe 1840, Saint Loup sur Thouet ici
  • Listes cantonales de tirage au sort, classe 1855 Saint Loup sur Thouet ici (vue 7)
  • Liste du contingent, classe 1855, Saint Loup sur Thouet ici

Mariages

Mariages de la fratrie Marteau. Source : actes de mariage, AD 79, tous consultés et à disposition sur demande. Tout a lieu à Louin (79) sauf mention contraire

Bilan

Image d’en tête : Famille de paysons dans un intérieur, Louis Le Nain — https://www.panoramadelart.com/Le-nain-famille-paysans-interieur, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22334117. Je suis désolée pour l’anachronisme.

D comme les Donateurs

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Les donateurs sont Mathurin MARTEAU et sa femme Marie Jeanne TESSIER « Le sieur Mathurin MARTEAU, cultivateur et Marie-Jeanne TEXIER, sa femme, de lui autorisée demeurant ensemble ou bourg et commune de LOUIN« 

Mathurin Marteau, Marie Jeanne Tessier et leurs enfants, dont il est question dans cet article

Naissance de Mathurin Marteau

Mathurin Marteau, né le 3 mars 1795 à Louin, fils de René Marteau, vigneron et de Marie (ou Jeanne?) Favreau. Acte du 14 ventôse an III.

Le 14 ventôse an troisième de la République française une et indivisible, pardevant moi Pierre Roussez (?) officier municipal en l’absence d’officiers publics ont comparu les citoyens Mathurin FAVREAU et Marie Anne FAVREAU de cette commune lesquels ont déclaré que le citoyen René MARTEAU vigneron et leur voisin, ne pouvant agir, les avait chargés d’apporter au présent lieu son fils dont Marie FAVR(EAU) sa légitime épouse est accouchée hier au soir (n… heure?) et auquel il a été imposé le nom de Mathurin. De laquelle déclaration il a été requis et donné acte aux (??) qui ont affirmé ne scavoir signer

N.Mathurin Marteau, acte du 4 mars 1795, Louin. AD 79 / Filae

Naissance de Marie Jeanne Texier (Tessier)

Marie Jeanne Tessier est née à Saint-Loup, commune limitrophe de Louin, le 2 novembre 1795 (acte du douzième brumaire an 4). Son nom de famille est orthographiée TESSIER. Son père signe bien Pierre Tessier. Sa mère s’appelle Suzanne Honorée VALLIER.

Douzième(?) Brumaire l’an quatre de
la République française une et indivisible pardevant moi François
Vinzelle officier public pour recevoir(?) en cette commune les actes de naissance,
mariage et décès. Sur la déclaration a moy faite ce matin par le citoyen
Pierre Tessier vigneron demeurant dans le faubourg de cette commune
Lequel assisté du citoyen Pierre Doussin, vigneron, âgé de 21 ans demeurant
dans(?) au faubourg de cette commune. Et de la citoyenne Jeanne Hubert, âgée de
24 ans, demeurant aussi dans les faubourgs de cette commune, que Suzanne Honorée
Vallier sa femme est accouchée de ce jour au environ de trois heures après minuit
en cette commune d’une fille qui a été apportée au présent lieu, a laquelle il ont
été imposé le nom de Marie-Jeanne, de laquelle déclaration il a été requis
et donné acte aux déclarants et témoins qui ont déclaré
ne savoir signer de ce en quoi
fait(?) ledit Texier qui a signé avec nous.

Signature: Pierre Tessier, François Vinzelle

Service militaire ou pas?

En 1815, Mathurin Marteau a 20 ans. C’est l’année de la circonscription. Il doit se présenter pour le tirage au sort parmi les jeunes gens du canton de Saint Loup. Les archives nous apprennent qu’il mesure 1 m 67 et exerce la profession de vigneron. Dans la rubrique mentionnant les réclamations, on voit qu’il demande « le dépôt, comme fils aîné de veuve« . En effet, son père est décédé en 1803 (source : acte de mariage du fils) et Mathurin est leur seul fils vivant (source : recherche dans les actes, je lui ai trouvé 5 frères et sœurs dont aucun n’a atteint l’âge adulte).

Mathurin Marteau est effectivement « placé à la 2ème partie du dépôt, comme fils aîné de veuve« 

lien vers le registre vue 12/13

Je remarque une très grosse proportion de réformés ou ajournés cette année-là, dans ce canton. Est-ce général? Je me rends compte aussi que la circonscription telle que je l’ai documentée dans cet article date de 1818 (lois Gouvion Saint-Cyr) donc ne s’applique pas à l’année qui nous intéresse, 1815. .Je n’ai pour l’instant qu’une idée très imprécise du recrutement des conscrits avant cette date.

C’est la même année (mais avant ou après?) qu’a lieu le mariage entre Mathurin Marteau et Marie Jeanne Tessier.

Mariage de Mathurin Marteau et de Marie Jeanne Tessier 1815

Eléments de l’acte de mariage, 6 février 1815 à Saint-Loup (79)

Marthuring Marteau, vigneron, né à Louin le 14 ventôse an trois
fils de défunt René Marteau, décédé à Louin le 9 Pluviôse an onze (28 janvier 1803) et de Jeanne Favreau, présente et consentante, avec laquelle il demeure à Louin

Marie jeanne Tessier, né à St Loup le 12 Brumaire an 4, fille mineure de Pierre Tessier, vigneron, et de Suzanne Valin, ici présente et consentante, demeurant ensemble au faubourg de St Loup

Témoins
Pierre René DOUSSIN, vigneron, 40 ans, cousin germain allié de l’épouse
Jean HUBERT, vigneron, 69 ans, oncle paternel de l’épouse, demeurant à Saint Loup

Charles MARTEAU, vigneron, 60 ans, oncle paternel de l’époux
Mathurin GABILLY, vigneron, 52 ans, oncle allié de l’épouse, demeurantà Louin

Ni les époux ni les témoins ne savent signer

La vie de famille – 1836 recensement – 1859 donation

On connaît quatre enfants à la famille Marteau. Marie Jeanne, René, Marie et Augustin qui ont tous atteint l’âge adulte et se sont tous mariés. Je n’ai recherché d’autres naissances éventuelles. Les deux premiers sont espacé de 4 ans, le suivant de 5 ans, et le dernier arrive 10 ans après son aînée.

Le recensement de 1836 nous montre cette famille. Mathurin Marteau et sa femme Marie Jeanne Texier sont dits cultivateurs. Ils auraient 40 et 42 ans. En réalité, ils ont tous deux 40 ou 41 ans, selon la date du recensement. Il faut dire que leurs actes de naissance donnent la date en calendrier républicain, ce qui ne facilite la tache à personne! En calendrier grégorien, elle est du 2 novembre et lui du 3 mars 1795, donc 8 mois d’écart.

On retrouve les bien les quatre enfants, âgés de 9 mois à 20 ans.

Recensement 1836, Louin AD 79 6 M 213

Décès de mathurin Marteau 1860 et de Marie Jeanne Tessier 1867

On a vu que le 8 octobre 1859, Mathurin Marteau et Marie Jeanne Tessier (orthographié alors TeXier) ont environ 64 ans et font donation de leurs biens, maison et terres, à leurs trois enfants survivants. En effet, l’ainée Marie Jeanne Marteau, mariée à François Texier, est décédée sans descendance en 1841 (source : consultation des actes d’état civil).

Mathurin Marteau décède 5 mois après cette donation, le 1er mars 1860, âgé de 65 ans. Marie Jeanne Tessier lui survit 7 ans et décès à 72 ans, en 1867.

1860 – décès de Mathurin Marteau

L’an 1860, le 1er du moins de mars sur les sept heures du matin
Par-devant Nous, Jean BERNARD, maire, officier de l’Etat-civil de la commune de Louin, canton de Saint Loup, département des Deux-Sèvres;
Sont comparus Mr SAUVAGEAU Jean, âgé de 39 ans, demeurant à Louin, profession de cultivateur qui a dit être gendre du défunt, et Mr FRERE Pierre âgé de 40 ans, demeurant à Louin, profession de cultivateur qui a dit être ami du défunt
Lesquels ont déclaré que MARTEAU Mathurin, profession de cultivateur, est décédé dans cette commune, le 1er mars à 3 heures du matin, à son domicile, âgé de 65 ans, né à Louin, département des Deux-Sèvres, de son vivant époux de TEXIER Marie Jeanne demeurant à Louin, fils de feu MARTEAU René et de feue FAVREAU Marie
et ont, les déclarants, signé avec nous le présent acte, après qu’il leur en a été fait lecture

D. Mathurin Marteau, 1er mars 1860 Louin. AD 79 / Filae

1867 – décès de Marie Jeanne Tessier

17 mai 1867, 7 h du matin, devant Jean BERNARD, maire, Augustin MARTEAU, 32 ans, cultivateur, fils et Jean SAUVAGEAU, cultivateur, gendre, 47 ans, déclarent le décès de Marie Jeanne TESSIER, sans profession, du 16 mai sur les 2 heures du soir en son domicile, âgée de 71 ans, née à Saint Loup, veuve de feu Mathurin MARTEAU, fille de feu Pierre TESSIER et de feue Suzanne VASLIN

C comme Celliers, Chambres, pressoirs et Cheminées

L’acte de donation en 1859 dont il est question dans le 1er article décrit deux maisons. L’une d’elle est maintenant dans ma famille.

Description de la maison en 1859

« Une autre maison située au même lieu dite commune, composée de deux celliers dans l’un desquels est un pressoir garni de ses ustensiles, chambre à cheminée au dessus, grenier à côté »

On voit dans ces descriptions l’importance de la cave (le cellier) et du pressoir. Le village est en pente, ici les caves sont en rez de chaussée d’un côté, enterrées de l’autre. On m’indique que le premier cellier, celui qui a au moins 2 murs au rez de chaussée, a probablement été une pièce de vie (donc avant 1859) – car il a été détecté les traces d’une cheminée dans cette pièce.

Pour revenir à la description de 1859, la maison n’a qu’une pièce, appelée chambre, je suppose qu’il s’agit de la pièce de vie. Importance de la cheminée également. Grenier à côté.

Dans des actes ultérieurs, un siècle plus tard, voici comment est décrite la deuxième maison :

1949 vente des héritiers du dernier occupant à mon arrière-grand-père

« Une petite maison sise au Bourg de Louin, élevée sur cave, composée de deux pièces, grenier au-dessus – jardin« 

La cave est toujours présente. Il n’est pas précisé qu’il s’agit d’une double cave alors que c’était le cas, cela l’est toujours aujourd’hui. Le pressoir n’est pas mentionné. Pourtant, ma mère se souvient de l’avoir vu fonctionner, ou du moins d’avoir vu des gens presser le raisin au pied dans cette cave. Elle ne sait pas si les mécanismes étaient encore présents. La cave a gardé une odeur caractéristique que je n’ai pas ressentie ailleurs jusqu’à ce que je pénètre, l’été dernier, dans la pièce d’une vieille fermer normande qui, m’a-t-on indiquée, était un ancien pressoir à cidre.

Je dispose d’une photo de pressoir prise en 2016, non pas dans notre maison familiale mais d’une maison de la même rue.

Pressoir, 2016. Louin

En 1949, la maison est composée de deux pièces. Renseignements pris, il semble que le grenier situé à côté de la chambre, mentionné en 1859, ait été transformé en chambre. Un couloir a été créé qui mène au jardin le long de cette chambre. Elle existe toujours, et il y a une cheminée (une petite cheminée, mais à moi elle me semblait immense, enfant)

L’autre pièce, la pièce de vie, avait déjà une cheminée en 1859. Chance, nous en avons une photographie de 1952, qui montre aussi un bout de cette pièce de vie. Cette cheminée a malheureusement été détruite.

Cheminée de la pièce de vie, 1982. Louin

En 1949, le « grenier au-dessus » témoigne d’une probable surélévation de la maison entre 1859 et 1949. Il y a en effet un grenier au dessus de la totalité de la surface.

En en dernier, le jardin. On comprend que cette notion de jardin n’existe pas en 1859, l’arrière de la maison donnait sur des terres (terres agricoles?). Entre temps, ces terres ont été coupées par une route. Le terrain attenant à la maison est devenu le jardin. Lorsque mon arrière grand-père a acquis cette maison, c’était pour en fait une maison de vacances. Il était important de disposer d’un jardin.

B dans le Bourg de Louin

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

L’acte de donation partage (article A) désigne que les biens sont situés dans le bourg et la commune de Louin. Voici les noms de lieux cités dans l’acte. J’ai souligné ceux que je retrouve dans le cadastre Napoléonien (1ère moitié du XIXè siècle) et mis en gras ceux qui me semblent encore utilisés dans le village, ou du moins dans ma famille (… 2ème moitié du XXè siècle).

Beugnon (lieu ou personne?), rue corbin, (= Colbin?), les Prélables (=Prélabes), sentier du fief, la Goularge, l’Emau, les Noëls (=Noëlles), Guilleret, fief de la Ronde, chemin de Champeau, les Plantes, Nuses(?), Bacher(Rancher?), Chaignelles, Vallée des Paranches, les Morelles.

AD 79 3 P 169/3 Cadastre Napoléonien, Louin, section A dit le Bourg

NOTE d’édition après publication : je ne connaissais pas le nom de Paranches, mais on me fait savoir que « j’en ai souvent entendu parler chez les voisins, car S. y avait construit une cabane dans un arbre et passait des journées entières à y lire. Mais je n’ai jamais su exactement où c’était. Tu peux le mettre en gras« . Voilà qui est fait.

Bien, ce n’est pas tout de visualiser les lieux-dits qui parlent uniquement aux vieux du coin, mais où est-ce ? L’acte de donation fait référence à la route de Saint-Loup à Thouars. Ce sont deux communes. Les voilà sur la carte de droite, à l’échelle du département des Deux-Sèvres. Avec la position de Louin également.

Mais, hmmm, il y en a qui n’ont aucune idée d’où se situent les Deux-Sèvres. Si, si, on vous voit. Alors, c’est en bleu sur la carte de gauche. Je vous engage d’ailleurs à aller lire le blog fort dynamique du cercle généalogique des Deux-Sèvres https://genea79.wordpress.com/

Liens

Cadastre Napoléonien, Louin, section A Bourg AD79 3 P 169/3 https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vtaad26923fb3d3bf36/dao/0/1

A comme Acte de donation partage

Série d’articles autour des propriétaires successifs d’une maison appartenant maintenant à ma famille, dans le village de Louin, Deux-Sèvres (79). Pour le #ChallengeAZ 2020

Pour ce premier article, voici l’acte de donation partage de 1859, manière de présenter les lieux et les personnes. Transcription partielle, car l’acte fait une quarantaine de pages mais je n’en ai qu’une partie à ma disposition.

Acte de donation partage, 1859

(2)8 octobre 1859

Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale Empereur des français, à tous présents et à venir, salut.

Par devant Maitre Eugène DESMÉ, notaire à la résidence de Saint Loup, Chef lieu de canton, arrondissement de Parthenay, département des Deux sèvres, sous-signé, et en présence des témoins ci après nommés, aussi sous-signés.

Ont comparu.

Le sieur Mathurin MARTEAU, cultivateur et Marie-Jeanne TEXIER, sa femme, de lui autorisée demeurant ensemble ou bourg et commune de LOUIN d’une part.

Le sieur René MARTEAU, cocher, demeurant au château en la ville de saint Loup

Le sieur Jean SAUVAGEAU, cultivateur et Marie MARTEAU, de lui autorisée demeurant ensemble au bourg et commune de LOUIN

Et le sieur, Joseph GUERUCHON, propriétaire cultivateur demeurant aussi au bourg et commune de LOUIN.

Ce dernier agissant au nom et comme mandataire du Sieur Augustin MARTEAU, majeur, sergent à la troisième compagnie du quatrième bataillon de chasseurs à pied en garnison à Vincennes, aux termes des pouvoirs qu’il lui a conférés suivant acte passé devant Maitre DESMÉ, notaire sous-signé, qui en a gardé minute, en présence de témoins, le 10 octobre 1859, enregistré à Airvault le 24 du même mois.

Le sieur René MARTEAU, la femme SAUVAGEAU et le sieur Augustin MARTEAU, frère et sœurs germains issus du mariage du dit sieur Mathurin MARTEAU avec la dite Marie-Jeanne TEXIER, sa femme, et leur seuls présomptifs héritiers, chacun pour un tiers.

Tous d’autre part.

Lesquels ont dit que les époux MARTEAU père et mère ayant l’intention de faire le partage de leur biens immeubles entre leurs enfants, ils se sont tous réunis aujourd’hui à l’effet de mettre ce projet à exécution.

En conséquence, le dit sieur Mathurin MARTEAU et Marie-Jeanne TEXIER sa femme, ont par ces présentes fait donation entrevifs, actuelle et irrévocable, conformément aux articles 1075 et 1076 du code NAPOLÉON.

Au Sieur René MARTEAU
A la femme SAUVAGEAU
Et au Sieur Augustin MARTEAU

Leurs trois enfants ce qui est accepté par le dit sieur René MARTEAU, par la femme SAUVAGEAU avec l’autorisation de son mari, et par le sieur GERUCHON, au nom et comme mandataire du sieur Augustin MARTEAU.

Des biens immeubles et de la créance ci après désignés, desquels les donateurs sont de concert avec les donataires formé trois lots aussi égaux que possible pour être tirés au sort entre les dits donataires.

Le tout à eu lieu ainsi qu’il suit :

Désignation.

Article 1er :

Une maison située au bourg et commune de Louin, composée d’un cellier, chambre à cheminée au dessus du dit cellier, grenier sur la dite chambre, cour devant la dite maison, close de murs, dans laquelle est un petit bâtiment servant de buanderie, autres cellier du côté du levant de la dite maison ouvrant dans une cour commune, un bâtiment ouvrant aussi dans la cour commune, placé au levant de la cour de la dite maison et dans lequel est une maie de pressoir. Le tout se tenant et joignant du levant à la dite cour commune et à BÉDAIN, du midi la rue conduisant du haut du bourg à l’Eglise, du couchant le chemin de Saint Loup à Thouars et du nord à l’article 3 ci-après.

Article 2 :

Une autre maison située au même lieu dite commune, composée de deux celliers dans l’un desquels est un pressoir garni de ses ustensiles, chambre à cheminée au dessus, grenier à côté ; le tout se tenant et joignant du levant à Louis BÉDAIN, du midi la rue conduisant le haut du bourg à l’Eglise, du couchant au dit sieur BÉDAIN et à la cour commune et du nord à l’article 3.

Article 3 :

Une housche, appelée le safran(t?), contenant 9 ares 50 centiares, située au dit bourg et commune de Louin joignant du levant à Beugnon, du midi aux articles 1er et 2, du couchant à le chemin de Thouars à Saint Loup, et du nord à la rue Corbin

Article 4 :

5 ares 70 centiares de vignes, situés aux Prélables, dite commune, joignant du levant à François Martin, du midi à Charles Bédain, du couchant au sentier, et du nord à Martin Sauvageau.

Article 5 :

6 ares de vignes situés au même lieu, lieu dite de commune, joignant du levant à Pierre BOINOT, du midi au sentier du fief, du couchant à Martin SAUVAGEAU et du nord à Pierre POIRAULT.

Article 6 :

6 ares 20 centiares de vignes, situés à la Goularde, dite commune, joignant du levant à René BOURDAIS, du midi au sentier, du couchant à la veuve BLANCHARD, et du nord à l’Emeau.

[là il me manque beaucoup de pages de l’acte]

Par les sieurs et dame MARTEAU à leurs enfants ont été estimés 180 francs de revenu annuel.

Composition des lots :

1er lot :

Le premier lot comprendra :

1-La maison située au bourg et commune de Louin telle qu’elle est désignée sous l’article 1er de la désignation, à l‘exception néanmoins du cellier côté du levant de la dite maison qui en a été distrait pour être compris au 2è lot.

2-La moitié côté du couchant des 9 ares 50 centiares de terre housche au safran, article 3 de la désignation, joignant du levant au 2è lot.

3-Les 16 ares 50 centiares de terre aux Noëls, article 19 de la désignation.

4-Les 5 ares 10 centiares de terre aux Sablons, article 11 de la désignation.

5-Les 8 ares de terre à Guilleret, article 48 de la dite masse.

6-Les 9 ares de vigne au Prélable, formant l’article 33 de la désignation

[là il manque encore des pages]

14- […] 42 de la désignation, joignant du couchant au 2ème lot

15-Les 2 ares 37 centiares au fief de la Ronde, formant l’article 37 de la désignation

16-Les 5 ares 95 centiares de terre au chemin de Champeau formant l’article 38 de la désignation

17-Les 5 ares 90 centiares de terre aux Plantes, formant l’article 14 de la désignation

18-Les un are de chenevière à Nuse(?), formant l’article 47 de la désignation

19-Les un are de chenevière au (Bacher?), formant l’article 31 de la désignation

20-les 2 ares 50 centiares de vigne aux Chaignelles, formant l’article 46 de la désignation

21- et les un are 20 centiares de terr aux Vallées des Paranches formant l’article 21 de la désignation

2ème lot :

Le deuxième lot comprendra :

1-La maison située au bourg et commune de Louin formant l’article 2 de la désignation.

2-Le cellier au même lieu joignant à Bédain, faisant partie de l’article 1er de la désignation.

3-La moitié côté du levant des 9 ares 50 centiares housches au Safran, article 3 de la désignation, joignant du couchant le 1er lot

4-Les 19 ares 10 centiares de terre au Sablon, formant l’article 10 de la désignation

5-La moitié côté du couchant des 16 ares 60 centiares de terre aux Morelles, articles 15 de la désignation, joignant du levant le 3ème lot

6-Les 6 ares de terre aux Morelles, joignant l’article 16 de la désignation

7-Les 3 ares 80 centiares de terre au coteau du Bacher(Rancher?), formant l’article 7 de la désignation

8-Les 6 ares de vignes aux Prélables, formant l’article 5 de la désignation

9-Les 5 ares 70 centiares de vignes aux Prélables, formant l’article 4 de la désignation

[là il manque des pages aussi]

…peuvent et pourront être imposés à partir du 1er javier qui suivra leur entrée en jouissance et ils feront les diligences nécessaires pour faire opérer les mutations nécessaires sur les matrices cadastrales.

Article 8 :

Il souffrirons les servitudes passives qui peuvent grêver les dits immeubles et ils jouiront de celles actives, s’il en existe, sauf par chacun à faire valoir les unes et à se défendre des autres, le tout à leurs risques et périls et sans recours les uns contre les autres.

Article 9 :

Ils jouiront chacun en particulier du droit de puisage au puits établi auprès des batiments donnés, lequel puits est commun avec Jean ROUX, Pierre GIRARD et autres ainsi qu’il résulte d’un contrat de société passé devant maitre COCHON et son collègue notaire à Saint-Loup le 2 Juin 1836 enregistré à Airvault le 13 du même mois. En sorte que si le propriétaire du 3ème lot venait à faire construire une maison sur l’housche des Noëls comprise sous l’article 1er de ce lot, il dépendrait de cette maison un droit de puisage au dit puits de même que de chacune des maisons des deux premiers lots

Article 10 :

Les donataires se souffriront réciproquement passage pour l’exploitation des objets divisés qui ne joindraient plus à un chemin, à la condition de n’user de ce droit que par l’endroit le plus court et le moins endommageable.

Article 11 :

Les arbres qui par la suite de la division des dits biens ne se trouveraient pas à la distance légale continueront de subsister par branches et racines, mais à l’avenir il ne pourra en être planté d’autres qu’en observant les distances voulues par la loi.

Article 12 :

les coûts et droits des présentes et ceux d’une grosse pour les donateurs seront acquittés par tiers entre les donataires.

Tirage au sort

[manque des pages]


Dans les prochains article, plus de transcription linéaire d’acte notarié, promis : j’ambitionne de faire vivre les lieux et les personnages. A demain!

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