Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer

XYZ Un index et retour sur le challengeAZ 2021

Voici la liste des articles sur Jean Baptiste Gillardo, 1823 – ? , coiffeur à Bar-le-Duc et témoin au mariage de mon AAG grand-père. Fin du #challengeAZ 2021

LE CONTEXTE

JB Gillardo, témoin de mariage

Sa sœur et son beau frère Antoine Goudon, coiffeur

Son autre sœur et le neveu correspondant, Auguste Gillardo, coiffeur

Les enfants du neveu Auguste Gillardo

LE CONTEXTE

Articles encore non publiés

  • P profession coiffeur, perruquier, etc
  • R Rue Rousseau à Bar-le-Duc

W comme JB Lucien Gillardo, ferblantier, plombier, décoré de guerre (WW1)

Voilà de qui on parle : Jean Baptiste Lucien Gillardo, né en 1886. Frère de Marie Jeanne Gillardo dont on a parlé dans l’article V comme des descendants de Marie Gillardo à Void, 55, et fils d’Auguste Gillardo, coiffeur à Bar-le-Duc, neveu unique de JB Gillardo, lui aussi coiffeur à Bar-le-Duc et témoin au mariage de mon arrière-arrière-grand-père en 1898.

Jean Baptiste Lucien Gillardo naît donc le 10 juillet 1886 au domicile de ses parents, 5 rue Rousseau, à Bar-le-Duc. Il est déclaré par son père Auguste Gillardo, coiffeur, 44 ans. Sa mère est Césarine Guérin, sans profession, 43 ans. Les témoins sont François Deforges, sergent de ville 58 ans (que je ne connais pas) et Landry Constant Jobard, employé, 52 ans, cousin de l’époux. Landry Constant Jobard était déjà témoin au mariage de Auguste Gillardo et Césarine Guérin et à la naissance d’un autre de leurs enfants. La parenté vient d’une Thérèse Gillardo qui a épousé Claude Jobard dans les années 1820.

Jean Baptiste Lucien Gillardo perd sa mère à l’âge de 9 ans, en 1895. A 14 ans, il vit avec son père toujours au 5 rue Rousseau. Sa sœur n’est pas encore mariée à Paul Ceruto, elle vit aussi chez son père avec ses deux enfants, 2 ans et 2 mois. Il est prénommé Lucien sur le recensement de 1901. Je suppose que c’est son prénom s’usage, dans la suite je parle donc de Lucien Gillardo.

Lucien Gillardo, donc, 14 ans, a déjà une profession : ferblantier, employé chez Micault. « le ferblantier est celui qui fabrique ou qui vend des outils ou ustensiles en fer-blanc, souvent ménagers. Il s’agit d’objets en fer recouvert d’une fine couche d’étain » – Ferblantier – Wikipédia. Micault semble avoir été un employeur stable pour la famille : son beau frère Paul Ceruto y travaille comme repousseur sur métaux en 1906. Lucien Gillardo y travaille en 1901, en 1911 après sa période d’engagement volontaire et encore en 1921, après la 1ère guerre mondiale. Il y est successivement ferblantier, repousseur sur métaux, plombier.

En 1905, il a 19 ans et s’engage volontairement dans l’armée, pour 3 ans. Je n’ai pas tout à fait compris s’il y reste bien 3 ans : il est envoyé en disponibilité en 1906, puis passe au grade de caporal puis de sous-officier sergent. Il figure au recensement de Bar-le-Duc de1906 : au 5 rue Rousseau vivent Auguste Gillardo, né en 1842, chef de famille, coiffeur, patron ; et René (sic) Gillardo, né en 1886, fils. La case profession est laissée blanche. René Gillardo ne peut être que Jean Baptiste Lucien. Pour l’absence de profession : soit qu’il est militaire à ce moment (mais serait-il recensé chez son père dans ce cas ?), soit qu’il est en disponibilité de l’armée et n’a pas encore de travail. Enfin c’est ce que j’imagine.

En 1910, le 9 avril, Lucien Gillardo se marie avec Louise Marie Aubry, à Bar-le-Duc. Je n’ai pas accès à cet acte de mariage, l’information provient des mentions marginales de leurs deux actes de naissance. D’ailleurs, je remarque que Louise Aubry est la nièce d’un certain Désiré Rouge (témoin de naissance)… et Rouge, c’est le patronyme de la femme de Jean Baptiste Gillardo. Relations de famille, arrangement ou hasard ?

Le recensement de 1911 nous apprend que le couple s’installe 4, rue Oudinot. Ils n’ont pas encore d’enfant. Je ne sais pas s’ils en auront avant 1920. En 1911, Lucien Gillardo est employé comme plombier chez Micault et Louise Aubry comme tisserande chez Kuhlman.

Ensuite, c’est la première guerre mondiale. Lucien Gillardo est mobilisé le 1er août 1914 et démobilisé en mars 1919. Il effectue toute la guerre en zone de combat, si j’interprète bien sa fiche militaire. Des distinctions : « Vaguemestre au corps des sous officiers très dévoué. A assuré pendant la période du 10 au 17 août dans des conditions difficiles et jusqu’aux 1ères lignes la distribution du courrier aux unités du régiment. Croix de guerre. Etoile de bronze. » Vaguemestre : militaire chargé du service postal.

Sa fiche militaire mentionne qu’en mars 1919, démobilisé, il se retire à Bar-le-Duc (Meuse) Rue Rousseau n°5. C’est l’adresse de son père Auguste Gillardo. Sur le recensement de 1921 je découvre qu’il vit à nouveau au 4 rue Oudinot avec sa femme Louise Aubry et, ô joie, un enfant ! Roger René Gillardo, né en 1920. Il est plombier chez Micault et sa femme sans profession

Lucien Gillardo décède le 7 mai 1923. Je n’ai cette information que par sa fiche militaire, qui se conclut par Décédé le 7 mai 1923 (avis du Maire du 8-5-23). Je ne sais pas si le décès a eu lieu à Bar-le-Duc ou ailleurs. Il allait avoir 37 ans.

On récapitule visuellement tout ce que je viens de vous raconter, et après on conclut avec ce que sont devenus sa femme Louise Aubry et leur fils Roger René Gillardo.

Ligne de vie JB Lucien Gillardo, 1886-1923

De Louise Aubry, la veuve de JB Lucien Gillardo, je ne connais que sa date et lieu de décès : 5 juillet 1954, Bar-le-Duc (mention marginale sur son acte de naissance, 14 novembre 1888). Elle avait donc 66 ans. Elle ne s’est apparemment pas remariée, en tous cas il n’y a pas mention d’un second mariage sur son acte de naissance. Je suppose qu’on pourrait en savoir plus sur elle et son fils en épluchant les recensements de Bar-le-Duc entre 1931 et 1951, peut-être toujours rue Oudinot

De son fils Roger René Gillardo, orphelin de père à 3 ans, je n’avais trace que par le recensement de 1921. Une recherche sur le site Ancestry revèle une carte d’immigration temporaire vers Rio de Janeiro à son nom, datée de 1963. La carte est rédigée en portugais. Roger René Gillardo, né à Bar-le-Duc le 18 février 1920, nationalité française, état civil : cas. (je pense que cela signifie qu’il est marié), fils de Lucien et Louise Gillardo, profession : maritimo (marin, j’imagine). Domicile 13 rue Daumas, Marseille. Carte établie par le consul général du Brésil à Marseille le 5 août 1963.

Donc, en 1963, Roger René Gillardo a 43 ans, est marié, et il est marin, basé à Marseille, et vraisemblablement fait les trajets (ou au moins un trajet) vers le Brésil. Il pourrait avoir des descendants.

Documents

1886. Naissance

AD55 1886

L’an 1886, le 12 juillet à dix heures du matin, pardevant nous Henry Charles Marchand, adjoint au maire de la ville de Bar-le-Duc, chef lieu du département de la Meuse, faisant par délégation spéciale les fonctions d’officier de l’Etat civil, à comparu Auguste Gillardo, coiffeur, âgé de 44 ans, domicilié à Bar-le-Duc, rue Rousseau n°5, lequel nous a déclaré que avant hier à 1 heure du matin, Césarine Guérin, son épouse, sans profession, âgée de 43 ans, est accouchée en son domicile d’un enfant du sexe masculin qu’il nous a présenté et auquel il a été donné les prénoms de Jean Baptiste Lucien. Les dites déclarations et présentations faites en présence de François Deforges, sergent de ville, âgé de 58 ans, et Landry Constant Jobard, employé, âgé de 52 ans, cousin de l’époux, domiciliés en cette ville, et ont les comparants et les témoins signé avec nous le présent acte après lecture et (?). Gillardo Auguste [et autres signatures]

Mention marginale : Gillardo Jean Baptiste Lucien. Marié à Bar-le-Duc le 9 avril 1910 avec Louise Marie Aubry.

MARCHAND – GILLARDO – GUéRIN – DEFORGES – JOBARD – AUBRY

1901. Recensement, Lucien Gillardo,14 ans

Recensement Bar-le-Duc 1901, AD 55 E 460 F1 23. Rue Rousseau. Lucien Gillardo

1904 Fiche militaire

Fiche militaire AD 55 – 1906

Gillardo Jean Baptiste Lucien. Né le 10 juillet 1886 à Bar-le-Duc, Meuse. Profession repousseur sur métaux. Fils de Auguste et de feue Guérin Césarine, domicilié à Bar-le-Duc.

Cheveux et sourcils châtains. Yeux bleus, front ordinaire, nez ordinaire, bouche petite, menton rond, visage ovale, taille 1 m 65. pas de mention particulière. Degré d’instruction générale 3

Fiche militaire AD 55 – 1906 Jean Baptiste Lucien Gillardo

Inscrit sous le n° 99 de la liste. Engagé volontaire pour trois ans dans les conditions de la loi du 11 juillet 1892 ([??] art.), le 7 octobre 1905 à la mairie de Verdun (Meuse). pour le 154è [à confirmer] régiment d’infanterie. Arrive au corps et soldat de 2ème classe le dit jour. Soldat de 1ère classe le 1er juillet 1906. Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1906. Certificat de bonne conduite accordée. Caporal le 23 septembre 1906. A obtenu le certificat au grade de sous officier-sergent le 26 avril 1907.

Rappelé à l’activité par décret du 1er aout 1914. Arrivé au corps le dit jour. Envoyé en congé illimité de démobilisation le (?) mars 1919 par le dépôt démobilisateur du 94e régiment d’infanterie. Se retire à Bar-le-Duc (Meuse) Rue Rousseau n°5. Décédé le 7 mai 1923 (avis du Marie du 8-5-23)

Fiche militaire AD 55 – 1906 Jean Baptiste Lucien Gillardo
Fiche militaire AD 55 – 1906 Jean Baptiste Lucien Gillardo

Cité à l’ordre du Régiment N° 283 du 9 juin 1916 au front depuis le début de la campagne. % du régiment n°48 du 16-8-1918. Vaguemestre au corps des sous officiers très dévoué. A assuré pendant la période du 10 au 17 août dans des conditions difficiles et jusqu’aux 1ères lignes la distribution du courrier aux unités du régiment. Croix de guerre. Etoile de bronze.

Vaguemestre : militaire chargé du service postal.

Fiche militaire AD 55 – 1906 Jean Baptiste Lucien Gillardo

1906 recensement

AD 55, recensement Bar-leDuc 1906. Capture d’écran Filae

1910 mariage – non consultable en ligne sur le site des archives de la Meuse (vérifié 10 décembre 2021)

Recensement 1911

Recensement Bar-le-Duc 1911, AD 55 E 460 F1 25. Rue Oucdinot. Lucien Jean Baptiste Gillardo et Louis Aubry

Recensement 1921

Recensement Bar-le-Duc 1921, AD 55 E 460 F1 26. Rue Oucdinot. Lucien Jean Baptiste Gillardo et famille

4 rue Oudinot 1901

  • GILLARDO Lucien J[ea]n B[aptis]te, né en 1886, Bar, chef, plombier, Micault
  • AUBRY Louise, 1888, épouse, Bar, sans profession
  • GILLARDO Roger René, 1920, Bar, fils

Devenir de Roger René Gillardo

Résultats de recherche sur Ancestry.com. L’accès à certains nécessite un abonnement. J’ai consulté la carte d’émigration temporaire. Je ne reproduis pas la carte ici car elle comporte sa photo, je ne veux pas la rendre publique sans accord de descendants éventuels.

V comme des descendants de Marie Gillardo à Void, 55

On s’intéresse à la descendance de Marie Jeanne Gillardo, fille du neveu unique de JB Gillardo. Vous pouvez réviser les articles Q comme Qui est le neveu de JB Gillardo ? et S pour la Suite de la vie du neveu de JB Gillardo et U le neveu unique, si vous avez perdu le fil.

Descendance de Marie Jeanne Gillardo. Erratum: Colette Cérato Lhéritier est décédée le 30 juin 2012
Ligne de vie Marie Jeanne Gillardo épouse Cérato

En résumé, Marie Jeanne Gillardo perd sa mère à 14 ans. Elle met au monde deux garçons naturels à l’école départemental d’accouchement de Bar-le-Duc alors qu’elle a 18 et 20 ans. A 21 ans, elle épouse Pierre Paul Cérato, qui reconnait les enfants. L’aîné décède à l’âge de 10 ans à l’hôpital civil de Nancy où son père était présent, et déclaré vivant à Bar-le-Duc.

Le second fils, René Maurice Cérato, se marie à Void, dans la Meuse, avec Lucie Boutron. La même année 1924 nait une fille, Colette. La famille reste à Void. Les rencensements de 1926, 1931, 1936 nous montrent le couple ferblantier, plombier, quincaillère. René Maurice Cérato décède à Void en 1935. Sa fille Colette, épouse Lhéritier, y décède également en 2012.

Je n’ai pas d’information sur les dates et lieu de décès de Marie Jeanne Gillardo épouse Cérato, ni d’autre information sur la famille. Je me demande pourquoi et de quoi Marcel Cérato est décédé à Nancy à 10 ans, 1909. Si Colette Cérato épouse Lhéritier a des descendants, je serais ravie qu’ils se manifestent.

1881. naissance Marie Jeanne Gillardo (acte du 3 février). Bar-le-Duc (55)

1899. naissance Marcel Gillardo (Cérato), acte du 20 février

http://archives.meuse.fr/ark:/52669/a011500569391h1ZMJg/5253bfbe1f

1899. Reconnaissance Marcel Gillardo par sa mère, 28 février

http://archives.meuse.fr/ark:/52669/a011500569391h1ZMJg/2dcc4dca00

1901. Naissance René Maurice Gillardo (Cérato), 17 janvier

http://archives.meuse.fr/ark:/52669/a011500569391ITu3dL/81da301d0d

1901. Reconnaissance René Maurice Gillardo par sa mère 1901.

Reconnaissances de Marcel et de René Maurice Gillardo par Pierre Paul Cérato http://archives.meuse.fr/ark:/52669/a011500569391ITu3dL/a920638210 (les 3 actes sur la même vue)

1902. Mariage de Marie Jeanne Gillardo et Pierre Paul Cérato

http://archives.meuse.fr/ark:/52669/a011500569391ZWJ5PH/39ed5b2935

1909. Décès de l’enfant aîné, Marcel Cérato à Nancy

Capture sur Filae, a remplacer par numérisation AD Nancy

1924. Mariage de René Maurice Cérato, à Void (55) avec Lucie Boutron (source: mention marginale). Naissance de Colette (source: recensement)

1926, 1931, 1936. Les recensements de Void nous montrent le couple, Ferblantier, plombier, quincaillère.

1965. Décès de René Maurice Cérato à Void, 55. 64 ans.

2012. Décès de Colette Cérato épouse Lhéritier à Void Vacon (55). 30 juin 2012. Base des décès Insee

U comme le neveu unique de JB Gillardo

Revenons à Auguste Gillardo, le neveu unique de JB Gillardo coiffeurs à Bar-le-Duc.

Voici la situation de famille en 1898 : Auguste Gillardo a 56 ans, il est veuf, il est coiffeur, il a deux enfants Marie Jeanne, 17 ans et Jean Baptiste Lucien, 12 ans. Ils vivent tous les trois au 5, rue Rousseau.

Les prénoms des enfants sur le recensement 1896 sont Jeanne et Jean. Sur celui de 1901, ils deviennent Marie et Lucien. Voilà voilà, on n’est pas à ça près concernant l’instabilité des prénoms d’usage.

Le recensement de 1901 nous en apprend sur l’évolution de la famille.

A 14 ans, Jean Baptiste Lucien Gillardo travaille déjà, comme son père jadis. Il est ferblantier, employé par Micault. Marie Jeanne Gillardo est là aussi, 20 ans, sans profession. Surprise, cette même année, on découvre deux enfants dans le foyer, portant le patronyme Gillardo. Houlala. Que s’est-il passé?

A ce stade, nous allons raconter séparément les destins des deux enfants d’Auguste Gillardo, neveu unique de JB Gillardo :

  • Marie Jeanne Gillardo (Marie) d’une part, la fille du neveu unique de JB Gillardo
  • Jean Baptiste Lucien Gillardo (Lucien) d’autre part, le fils du neveu unique de JB Gillardo

T comme Témoin au mariage de 1897

Revenons à JB Gillardo, coiffeur à Bar-le-Duc et témoin au 3ème mariage de mon AAGP à Paris en 1897. On en est resté en 1895, année du veuvage de son neveu Auguste Gillardo, lui aussi coiffeur à Bar-le-Duc.

On fait une petite pause pour dessiner la situation de la famille en 1895.

Situation en 1895

En 1895, Jean-Baptiste Gillardo est le second témoin de la déclaration de décès de Césarine Guérin. A cette occasion, on apprend qu’il est de profession « rentier » (= retraité). Il a 72 ans. De sa famille proche, il lui reste donc sa femme ; son neveu Auguste Gillardo, coiffeur, 53 ans ; ses deux petits-neveux Marie Jeanne Gillardo, 14 ans et Jean Baptiste Lucien Gillardo (9 ans). Auguste Gillardo et ses deux enfants vivent au numéro 5 de la rue Rousseau.

En 1896, recensement : JB Gillardo et Joséphine Rouge, 73 et 72 ans, vivent ensembles, seuls, rue de la Rochelle.

C’est l’année d’après qu’ils effectuent tous deux le voyage entre Bar-le-Duc et Paris, forcément en train. Je vous remets la photo de mariage de mon AAGP, 22 juin 1897, Paris. Photo connue depuis longtemps dans la famille et aussi restée très longtemps pleine de mystères. L’identité des Gillardo était l’un d’eux.

Mariage Coulon – Labourrasse, Paris 11, 22 juin 1897. JB Gillardo et J.Rouge premier rang à gauche.

Dans l’acte de mariage, JB Gillardo est nommé Adolphe Gillardot. Adolphe, prénom qui n’a rien à voir avec Jean-Baptiste mais qu’on a déjà trouvé dans un recensement (article G), à Bar-le-Duc, en 1841. Gillardot avec un T parce que c’est sûr que c’est tentant de mettre un T.

Mariage Coulon Labourrasse, 22 juin 1897, Paris 11. Alphonse Gillardot, témoin

Acte de mariage, Paris XI, 22 juin 1897

L’an 1897 le 22 juin à 11 heures du matin acte de mariage de Théophile Adrien Coulon employé né à Saint-Mard (Aisne) le 14 janvier 1854, domicilié rue des Bourdonnais 31, fils majeur de Ambroise Frédéric Coulon, décédé, et de Florentine Philippine Delahaigue, sa veuve sans profession, présente et consentante; veuf de Marie Labourasse décédée à Fains (Meuse) le 30 décembre 1896, d’une part

Et de Marguerite Labourasse, couturière, née à Bar-le-Duc (Meuse) le 6 décembre 1849, domiciliée rue Pétion 17, fille majeure de Nicolas Prosper Labourasse et de Marie Laurent, époux décédés, aieuls décédés, d’autre part

Les contractants beau frère et belle soeur autorisés à contracter mariage par décret du président de la république, en date du 16 mai dernier

Dressé par nous Nicolas Duval, chevalier de la légion d’honneur adjoint au marie, officier de l’état civil du XIè arrondissement de Paris qui avons célébré publiquement le mariage en cette mairie dans la forme suivante. Après avoir donné lecture aux parties 1° des actes de naissance des futurs époux; 2° des actes de décès des père et mère de la future, et des mère et femme du futur [sic, la mère du futur est présente]; 3° de l’autorisation concernant les futurs; 4° des publications faites en cette mairie et au 1er les dimanches 4 et 11 avril dernier sans opposition, toutes ces pièces dument paraphées; 5° du chapitre VI livre I du code civil (titre du mariage) nous avons interpelé les parties qui nous ont déclaré qu’il n’a pas été fait de contract de mariage, nous avons demandé aux futurs époux s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu affirmativement et séparément nous avons prononcé au nom de la loi que : Théophile Adrien Coulon et Marguerite Labourasse sont unis par le mariage en présence de Urbain Léon, commerçant, 48 ans, rue de la Grande Truanderie 2; André Emile, boucher, 42 ans, Rue de Sèvres 121; Gillardot Adolphe, 74 ans à Bar-le-Duc; Vivien Frédéric, sculpteur, 51 ans à Bar-le-Duc, témoins qui ont signé avec les parties et nous après lectures

Patronymes : COULON, DELAHAIGUE, LABOURASSE, LAURENT, DUVAL, URBAIN, ANDRé, GILLARDOT, VIVIEN

Lieux : (Paris) 31 rue des Bourdonnais, 17 rue Pétion, 2 rue de la Grande Truanderie, 121 rue de Sèvres ; Frains (55), Bar-le-Duc (55), Saint-Mard (02)

S pour la Suite de la vie du neveu de JB Gillardo

Je m’intéresse à la vie du neveu de JB Gillardo-coiffeur-à-Bar-le-Duc. Le neveu s’appelle Auguste Gillardo. L’article Q l’a laissé jeune marié, pas très jeune d’ailleurs (38 ans) avec Césarine Guérin. Voilà la suite.

Ligne de vie d’Auguste Gillardo de 38 à 53 ans

Naissance de des enfants (1)

3 février 1880, naissance de Marie Jeanne Gillardo, fille d’Auguste Gillardo et de Césarine Guérin, 5 rue Rousseau. Témoins l’incontournable Jean Baptiste Gillardo, et un certain Nicolas CHAMPION, 39 ans, employé (état civil). Marie Jeanne Gillardo arrivera à l’âge adulte, mariage avec Pierre Paul CERATO

Décès de la maman d’Auguste Gillardo

6 mars 1881, décès de Marie Fleurine Gillardo, la mère d’Auguste Gillardo, à l’âge de 66 ans, profession femme de ménage. Domiciliée 5 rue Rousseau. Déclarants JB Gillardo, 58 ans, rentier et (état civil). Elle aura donc connu sa petite fille un mois.

L’adresse de son domicile, 5 rue Rousseau, c’est l’ancienne adresse  de son frère JB Gillardo et sa femme (attesté en 1866, quand il était encore coiffeur). C’est surtout l’adresse de son fils Auguste Gillardo et de sa femme. Donc, elle est logiquement allée finir sa vie chez son fils. On peut penser qu’elle était pauvre, car à 66 ans elle a encore une profession, femme de ménage. A moins que femme de ménage signifie qu’elle s’occupait du ménage de son fils et de sa belle-fille. Ou du ménage du salon de coiffure. Va savoir.

Naissance de des enfants (2)

11 février 1884, naissance de Marie Julie Gillardo. Témoins l’incontournable JB Gillardo, rentier, 60 ans et Landry Constant JOBARD comptable, 50 ans (état civil). L’enfant décède à 14 mois, déclarants sont son père Auguste Gillardo l’incontournable grand-oncle JB. Les Auguste Gillardo vivent toujours au 5 rue Rousseau

12 juillet 1886, naissance de Jean Baptiste Lucien Gillardo. Là, l’incontournable grand-oncle JB Gillardo est contourné : les témoins sont Landry Constant JOBARD (employé, 52 ans, cousin) et François DEFORGES, sergent de ville, 58 ans

L’enfant est le 2ème enfant du couple qui atteindra l’âge adulte, la mention marginale signale son mariage avec Louise Marie AUBRY en 1910.

Décès de Césarine Guérin

Auguste Gillardo déclare le décès de sa femme, Césarine Guérin. Le second déclarant est son incontournable oncle JB Gillardo, rentier, 72 ans. Le domicile du couple est toujours le 5 rue Rousseau, Auguste Gillardo est toujours coiffeur.

Q comme Qui est le neveu de JB Gillardo ?

Le neveu et successeur de Jean Baptiste Gillardo est Auguste Gillardo, né en 1842. Voici ce que je sais de lui, jusqu’à son mariage à l’âge de 38 ans.

Ligne de vie d’Auguste Gillardo jusqu’à 38 ans

Petite enfance

Naissance 3 mars 1842 à Bar-le-duc

Naissance d’Auguste GILLARDO déclarée le 3 mars, mère Marie Fleurine Gillardo, 27 ans, bobineuse, et père inconnu. Déclaration par Madeleine GAUDRY, 45 ans, sage-femme, veuve LANTONNET. L’enfant est né “à son domicile” mais je ne sais pas si c’est le domicile de la mère ou celui de la sage-femme, je pencherais pour la sage-femme. Domicile de la mère et de ses parents : 30 rue Montant. Témoins : Pierre MAGNIER, faiseur de bas, 68 ans, 53 rue du Véel et François GUELEUX, plafonneur, 28 ans, 33 rue Montant. Les témoins ne sont pas de la famille. C’est possible que les parents faisaient un peu la tête.

Recensement de 1846 (4 ans) et 1851 (9 ans)

Auguste Gillardo vit avec sa mère et ses grands-parents, 30 rue Montant. On voit donc qu’il a été élevé par sa famille, et non pas abandonné bébé comme ça peut être le cas pour les enfants naturels.

L’âge de travailler

A 14 ans, Auguste Gillardo a une profession, bobineur. Il vit avec sa mère, profession bobineuse, et son grand-père (recensement de 1856). Sa grand-mère est décédée entre temps, 1854 (état-civil). Au travail à 14 ans, c’était donc un de ces enfants employé dans les manufactures de tissage.

A l’âge de 19 ans, sa profession est : compositeur. Sauf erreur, c’est toujours une profession du texile. Il vit alors avec sa mère, profession ménagère, et son grand-père (recensement 1861).

Entre temps, à 16 ans, on 27 octobre 1858, acte de reconnaissance par sa mère, profession journalière. Témoins : Claude Gillardo, tisserand, 70 ans, 11 rue Montant et Joseph Rouge, tisserand, 65 ans, 5 rue Rousseau (état civil). Qui sont les témoins ? Claude Gillardo est son grand-père (maternel, forcément). Joseph Rouge est le père de sa tante par alliance, la femme de son oncle, Jean-Baptiste Gillardo.

Je n’ai pas d’explication du pourquoi de cette reconnaissance à ce moment-là, ni vraiment pourquoi il fallait une reconnaissance de la mère pour les enfants naturels. Dans mes recherches, il me semble avoir vu des actes reconnaissance quelques jours après la naissance, ou alors juste avant le mariage de l’enfant. Ce n’est pas la cas ici.

Je ne le trouve plus entre 20 et 38 ans

Les registres de recensement ont été ma source principale pour retracer la vie d’Auguste Gillardo jusqu’à là. Les recensements avaient lieu tous les 5 ans. On a bien le recensement de 1866. Pas de trace d’Auguste Gillardo à Bar-le-Duc.

Pour les hommes, les recensements militaires et fiches matricules sont très utiles. Quand ils existent. Pour Auguste Gillardo né en 1842, il faut chercher en 1862, l’année de ses 20 ans. Or, les archives militaires mis en ligne par archives de la Meuse ne démarrent qu’en 1867. On a eu le même problème pour JB Gillardo, voir article K.

Pour en rajouter, il n’y pas pas de recensements à Bar-le-Duc en 1871 ni 1876, en lien avec la guerre de 1870.

Bref, j’ai des infos sur Auguste Gillardo à 19 ans (1861) et je n’ai plus aucune nouvelles jusqu’à ses 38 ans, pour son mariage.

Mariage

2 avril 1880, Auguste Gillardo se marie avec Césarine GUERIN. Ils ont 38 ans tous les deux. Il est coiffeur.

Elle, Césarine Guérin : sans profession, née à Craincourt en Alsace-Lorraine le 13 avril 1842, fille des défunts Nicolas GUERIN et Marie GIGLEUX, décédés à Achatel en Alsace Lorraine.

Contrat de mariage passé devant Me CHASTEL à Bar-le-Duc le 9 avril 1880.


Sa mère à lui est présente.

Témoins : JB GILLARDO, 57 ans, rentier, oncle de l’époux. François ETIENNE, peintre sur verre, 34 ans, non parent. Nicolas LEMASSON, limonadier, 54 ans, non parent. Landry Constant JOBARD, employé de commerce, 47 ans, cousin de l’époux. (état civil)

Auguste Gillardo et Césarine Guérin signent tous les deux, et il me semble que leurs écritures sont fluides, pas ampoulées, pas laborieuses. Suite de leur vie dans un prochain article.

Actes

Naissance

Naissance Auguste Gillardo, 3 mars 1842, Bar-le-Duc. AD 55

Reconnaissance (lien)

Reconnaissance par la mère, 27 octobre 1858, Bar-le-Duc. AD55. Lien

Mariage. Lien

Mariage Gillardo x Guérin, Bar-le-Duc, 12 avril 1880. AD55

O comme Où on en est en 1866

En 1866, JB Gillardo a 43 ans. On a vu que les 15 années précédentes ont été émaillées de deuils.

Pour imaginer la vie des gens d’avant, je trouve intéressant de faire le point sur leur entourage à un moment donné : qui est encore vivant ? Qui se fréquente ? On fait le point en 1866.

La génération d’au dessus de JB Gillardo a totalement disparu : père le dernier, en 1866. Le père de sa femme en 1864. Les mères en 1854 et en 1847.

Coté de tonton Antoine Goudon, veuf de feue la sœur de JB Adèle Elisabeth Gillardo, on a bien trois filles du 2ème mariage. En 1866, elles doivent avoir une vingtaine d’années. On a mis en évidence que JB a été formé par son oncle vers l’âge de 18 ans. 25 ans plus tard, je n’ai pas de trace d’un lien particulier entre les deux familles qui n’ont pas de lien de parenté.

La sœur de JB, Marie-Fleurine Gillardo, est toujours là, journalière, 51 ans. Son fils Auguste Gillardo, 24 ans, aussi. Lui, on en reparle plus tard.

Pour être exhaustif dans la recherche de famille proche, il faudrait voir s’il reste du monde du côté des oncles et tantes de Jean Baptiste Gillardo. Voici ce que j’ai trouvé

  • Thérèse Gillardo 1797-1864 et Claude Jobard  1796-1858 – décès à la même période. Il y aurait trois enfants, dont Constant Jobard qu’on retrouve dans des actes. En 1866 les 3 enfants seraient déjà mariés ou presque (sources non vérifiées).
  • Hyacinthe Gillardo 1795 – 1837, autre frère du père Claude Gillardo, décès depuis longtemps
    Un fils Pierre Charles, tailleur, marié en 1850 à Marguerite Richard, avec reconnaissance d’une fille de 10 ans, Julie. Pierre Charles Gillardo meurt deux ans après son mariage, 3 janvier 1852, au 27 place municipale, hors de son domicile donc mais semble-t-il à l’adresse actuelle du tribunal de police (27 place Saint-Pierre), à confirmer. La fille reconnue, Julie Gillardo, ouvrière en corsets, se marie 19 novembre 1864 avec Pierre DAMERY. Pas d’enfants connus, elle décède à 31 ans en 1871. Remariage en 1854 de Marguerite RICHARD avec un Joseph SERRIER, ancien militaire et homme d’équipe au chemin de fer de Paris à Strasbourg, pas d’enfants trouvés.

Donc côté oncles et tantes de JB Gillardo, on a peut-être des cousins Jobard, et aussi la cousine Julie Gillardo mariée depuis peu. A ce jour, je n’ai pas trouvé si JB Gillardo et ses cousins semblaient se fréquenter.

Pas de traces de frères et soeurs de Jeanne Joséphine Rouge, pour le moment je suppose qu’elle est fille unique. Idem, côté de la mère de JB, Florine Julie Henriquet, pas de trace de famille à ma connaissance.

Bref, a priori, vers 1866 la famille proche de JB Gillardo se résume à peut-être des cousins Jobert et Julie Gillardo, mais surtoute sa sœur et à son neveu, Auguste Gillardo. Pour le coup, je sais qu’ils sont restés proches. Ce que nous savons d’Auguste Gillardo arrive, article Q.

N comme des Naissances et surtout des deuils

Période 1852-1866, JB Gillardo a 30 à 43 ans, sa femme aussi. Beaucoup de deuils. Pendant toute cette période, JB Gillardo est de profession perruquier ou coiffeur, selon les actes. 

Pas d’enfants survivants

Du mariage de JB Gillardo et Jeanne Joséphine Rouge naissent quatre enfants dont aucun ne dépasse l’âge de deux ans. Je n’ai trouvé aucun autre enfant.

Marie Marguerite, 1852 et décédée à l’âge de 2 ans. Joseph Jules, né en 1858 et mort  à 4 mois. Joseph Lucien, né en 1860 et décédé en 1861. Un autre enfant aussi prénommé Joseph Jules, né en 1862 et décédé à l’âge de 1 an. 

Décès des parents

  • Sa mère à lui, Marie Fleurine Henriquet en 1854
  • Son père à elle, qui vivait avec eux, en 1864
  • Son père à lui, Claude Gillardo en 1866.

Leur domicile 

1851 à 1856 – 1858 : 58 rue du Bourg. A partir d’au moins 1856, Joseph Nicolas Rouge, son beau père, vit avec eux. Il a 61 ans, tisserand. Précédemment, à la date de décès de son épouse en 1847, il habitait au 22 rue Rousseau.
A partir de 1858 : 5 rue Rousseau. Beau-papa est toujours avec eux, jusqu’à son décès en 1864

Bar-le-Duc -  Monument MICHAUX et Rue du Bourg - Enseigne L. MARTIN
Bar-le-Duc. Monument Michaux et Rue du Bourg. Enseigne L.Martin. Cartes postales Geneanet. Déposé par jasmine58

M comme Mariage du perruquier et de la couturière

1851 (28 ans), se marie

Jean Baptiste Gillardo se marie à l’âge de 28 ans,

En 1851, mariage avec Jeanne Joséphine Rouge. Elle est couturière. Son père à elle est toujours tisserand et sa mère est décédée. Jean Baptiste Gillardo, lui est dit de profession perruquier.

Les témoins :  

  • Claude JOBARD, tisserand 54 ans oncle de l’époux 17 rue Montant. Geneanet indique que Claude Jobard  1796-1858 est le mari de Thérèse Gillardo 1797-1864, sœur de Claude Gillardo le père de JB. (info non vérifié)
  • Pierre Charles GILLARDO tailleur d’habits 33 ans cousin de l’époux, 14 (54?) rue Saint Jean. Pierre Charles Gillardo 1816 – 1850 serait le fils de Hyacinthe Gillardo 1795 – 1837, autre frère du père Claude Gillardo, info Généanet non vérifié
  • François LECLERC tisserand 55 ans non parent, 23 rue Savonnière
  • Claude Joseph HUET coutelier 31 ans cousin de l’épouse, 17 rue du Cigne

L’acte de mariage n’indique pas les adresses des mariés. Par contre, on les retrouve sur le recensement de la même année, 1851, au 58 rue du Bourg. JB Gillardo est noté coiffeur, 28 ans, et Jeanne Joséphine Rouge, femme Gillardo, couturière.

Acte (AD 55) Bar-le-Duc NMD (1851) 2 E 29 (72)

Bar-le-Duc NMD (1851) 2 E 29 (72) vue 179/342

Marge : Gillardo Jean Baptiste et Jeanne Joséphine Rouge

L’an 1851, le 11 février, à 10 heures et demie du matin, pardevant nous Alphonse Rousselle Jacquemin, adjoint au maire de la ville de Bar-le-Duc, chef-lieu du département de la Meuse, faisant par délégation spéciale les fonctions d’officier de l’état civil, étant en notre hôtel de ville, ont publiquement comparu : d’une part, Jean Baptiste Gillardo, perruquier, domicilié à Bar-le-Duc où il est né le 19 février 1823, ainsi que nous nous en sommes assuré, fils majeur de Claude Gillardo, tisserand, et de Julie-Fleurine Henriquet, son épouse, domiciliés au dit Bar, ici présents et consentants.

D’autre part Jeanne Joséphine Rouge, couturière, domiciliée à Bar-le-Duc où elle est née le 24 septembre 1823, ainsi que nous nous en sommes assuré, fille majeure de Joseph Nicolas Rouge, tisserand, domicilié au dit Bar, ici présent et consentant, et de feue Marguerite Juet, son épouse, décédée en cette ville le 22 décembre 1847, ainsi que nous nous en sommes assuré.

Lesquels nous ont requis de procéder au mariage projeté entre eux, et dont les publications ont eu lieu à Bar-le-Duc le 26 janvier dernier et le 2 février courant. Aucune opposition ne nous ayant été signifiée, le père de la comparante nous ayant affirmé par serment, aux termes de l’avis du conseil d’état du 30 mars 1808, que c’est par erreur qu’il n’est désigné que sous le seul prénom de Nicolas dans l’acte de naissance de la comparante. Ayant droit à la réquisition des parties, après leur avoir donné lecture des pièces constatant leur état civil et du chapitre dix du titre du code civil intitulé du mariage, avons interpelé les comparants et leurs ascendants présents de déclarer s’il a été fait un contrat de mariage. Après la réponse négative qui nous a été faite nous avons demandé aux requérants s’ils voulaient se prendre pour mari et femme. Chacun d’eux ayant répondu affirmativement nous avons déclaré au nom de la loi que Jean Baptiste Gillardo et Jeanne Joséphine Rouge sont unis par le mariage.

De tout(?) quoi nous avons dressé acte en présence de Claude Jobard, tisserand, âgé de 54 ans, oncle de l’époux; Pierre Charles Gillardo, tailleur d’habits, âgé de 33 ans, cousin de l’époux; François Leclerc, tisserand, âgé de 55 ans, non parent des époux; et Claude Joseph Juet, coutelier, âgé de 31 ans, cousin de l’épouse, domicilié à Bar-le-Duc, le premier rue Montant, numéro 17, le deuxième rue Saint Jean numéro 14 (54?), le troisième rue de la Savonnière numéro 23, et le quatrième rue du Cigne numéro 17, lesquels ainsi que les époux et leurs pères ont signé avec nous aux deux registres, après lecture et collation du présent acte; la mère de l’époux a dit ne savoir signer

Signatures: Gillardo. Jeanne Joséphine Rouge. Joseph Nicola Rouge. Gillardo. Gillardo. F(?). Leclerc. Jobard. Juet.

Patronymes ROUSSEL JACQUEMIN, GILLARDO, ROUGE, HENRIQUET, JUET, JOBARD, LECLERC. Rues de Bar-le-Duc: Montant, Saint Jean, Savonnière, Cigne(?)